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La musculation est souvent associée à l’esthétique, aux performances sportives ou à la recherche d’un physique plus athlétique. Pourtant, de plus en plus de travaux scientifiques montrent que les muscles jouent un rôle bien plus important pour notre santé. Selon le médecin Jimmy Mohamed, préserver sa masse musculaire pourrait même devenir un véritable enjeu de longévité. À l’heure où la population vieillit et où les maladies chroniques progressent, les spécialistes rappellent que renforcer ses muscles n’est pas seulement une question d’apparence, mais aussi un investissement pour sa santé future.

Les muscles, longtemps sous-estimés par la médecine

Pendant des décennies, les muscles ont été considérés principalement comme des structures mécaniques permettant le mouvement. Leur rôle semblait se limiter à soutenir le squelette et à produire des efforts physiques.

Cette vision a considérablement évolué ces dernières années. Les chercheurs ont découvert que les muscles sont également de véritables organes endocriniens capables de produire des substances biologiquement actives qui influencent de nombreuses fonctions de l’organisme. Les études montrent désormais qu’une faible masse musculaire est associée à un risque accru de mortalité, notamment chez les personnes atteintes de maladies chroniques ou de cancers.

Pourquoi les muscles protègent-ils la santé ?

Selon Jimmy Mohamed, la force des muscles ne se mesure pas uniquement à la capacité de soulever des charges.

« Les muscles ne servent pas uniquement à frimer à la plage. C’est aussi une question de survie », explique le médecin.

Cette protection passe notamment par la production de molécules appelées myokines. Lorsque les muscles se contractent pendant l’exercice, ils libèrent ces substances dans la circulation sanguine. Elles participent à la régulation de nombreux organes et systèmes de l’organisme.

Les myokines contribuent notamment à améliorer la sensibilité à l’insuline, un mécanisme essentiel pour prévenir l diabète de type 2. Elles exercent également une action anti-inflammatoire et favorisent le bon fonctionnement du cerveau en stimulant la production de nouveaux neurones.

Après 50 ans, la perte musculaire s’accélère

L’un des grands défis du vieillissement est la sarcopénie, c’est-à-dire la diminution progressive de la masse musculaire avec l’âge.

Jimmy Mohamed rappelle qu’à partir de 50 ans, une personne qui ne pratique aucune activité de renforcement musculaire peut perdre entre 15 et 20 % de sa masse musculaire. Cette fonte musculaire favorise la perte d’autonomie, les chutes, les fractures et l’apparition de nombreuses maladies liées à l’âge.

Conserver sa musculature devient alors un véritable facteur de protection pour rester mobile, indépendant et en bonne santé plus longtemps.

Deux séances par semaine peuvent déjà faire la différence

Bonne nouvelle : il n’est pas nécessaire de passer des heures à la salle de sport chaque semaine.

Selon Jimmy Mohamed, une à deux séances de musculation hebdomadaires peuvent suffire à condition d’appliquer un principe fondamental : la progression. Augmenter progressivement les charges, la difficulté des exercices ou le volume d’entraînement permet aux muscles de continuer à s’adapter et à se renforcer.

Le médecin insiste également sur un point souvent négligé : marcher beaucoup ou pratiquer uniquement du cardio ne remplace pas le travail musculaire. Les 5.000 à 10.000 pas quotidiens restent bénéfiques, mais ils ne suffisent pas à entretenir durablement la masse musculaire.

Les trois piliers indispensables pour construire du muscle

Pour développer ou préserver sa musculature, l’entraînement n’est qu’une partie de l’équation.

L’alimentation joue un rôle central. Les protéines apportées par les œufs, les légumineuses, le poisson ou les viandes maigres fournissent les matériaux nécessaires à la réparation des fibres musculaires.

Le sommeil est tout aussi essentiel. C’est durant les phases de repos nocturne que les muscles se reconstruisent et deviennent plus résistants.

Enfin, la régularité reste le facteur le plus important. Comme le souligne Jimmy Mohamed, réaliser une ou deux séances chaque semaine pendant plusieurs années est bien plus bénéfique qu’une pratique intensive suivie d’un abandon rapide.

Des bénéfices qui pourraient se voir sur la longévité

La préservation de la masse musculaire est aujourd’hui considérée comme un marqueur majeur du vieillissement en bonne santé. En aidant à réguler la glycémie, à réduire l’inflammation chronique, à protéger le cerveau et à maintenir l’autonomie physique, les muscles apparaissent comme un véritable allié de la longévité.

Comme le rappelle Jimmy Mohamed, l’objectif n’est pas de devenir culturiste, mais de conserver suffisamment de force pour protéger son organisme au fil des années. Une habitude simple qui pourrait faire une réelle différence sur l’espérance de vie.

Questions fréquentes

Les muscles influencent-ils vraiment l’espérance de vie ?

Oui. Plusieurs études montrent qu’une faible masse musculaire est associée à un risque plus élevé de mortalité. Préserver sa musculature aide à maintenir l’autonomie et à réduire le risque de maladies chroniques.

À quel âge faut-il commencer la musculation ?

À tout âge. Toutefois, les spécialistes recommandent de commencer avant 50 ans afin de limiter la perte musculaire naturelle liée au vieillissement.

La marche suffit-elle pour conserver ses muscles ?

Non. La marche est excellente pour la santé cardiovasculaire, mais elle ne remplace pas les exercices de renforcement musculaire nécessaires pour préserver la masse et la force musculaires.

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