Dans le cadre des préparatifs ultra-intenses de la Coupe du Monde 2026 qui, rappelons-le, se joue cette année dans un triangle inédit (États-Unis – Mexique – Portugal), le 31 mai dernier nous a offert une affiche de gala : USA contre Sénégal. Après leur lourde défaite face à la Belgique (2-5) et le Portugal (0-2), les Etats-Unis avaient à cœur d’engranger un bon résultat lors de leur troisième sortie face au Sénégal.
Mais au-delà du score et des tactiques de jeu, c’est un séisme visuel et géopolitique qui a secoué les supporters. Pour tout vous dire, sur la pelouse, on aurait dit un derby de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN).

États-Unis vs Sénégal : Un match 100 % « Made in Africa » ?
Pour les spectateurs distraits qui ont allumé leur téléviseur en cours de route, la confusion était totale. Vingt-deux joueurs sur le terrain, une intensité physique digne des plus grands chocs de Dakar ou de Bamako, et une mélanine visiblement au sommet de sa forme des deux côtés.
À ma gauche, les Lions de la Téranga du Sénégal. À ma droite, la Team USA… composée elle aussi de joueurs noirs à l’énergie débordante. Un magnifique spectacle de diversité et de puissance athlétique qui pose néanmoins une question existentielle cruciale pour l’avenir du « Soccer » américain.

Le grand dilemme de Donald Trump : Qui va jouer pour les USA ?
C’est là que le match amical vire à la satire politique. Alors que Donald Trump, fidèle à sa rhétorique habituelle, continue de clamer haut et fort son envie de restreindre l’immigration et de renvoyer gentiment (ou pas) les personnes d’origine étrangère ou africaine « chez elles », un coup d’œil sur la feuille de match de l’équipe américaine de football donne des sueurs froides aux analystes sportifs de la Maison-Blanche.
Si le président américain mettait réellement son plan à exécution avant le coup d’envoi officiel du Mondial :
Scénario A : L’équipe des USA déclare forfait par manque de joueurs.
Scénario B : Donald Trump est obligé d’aligner une équipe de diplomates en costume-cravate ou des joueurs de curling sur la pelouse.
Scénario C : On naturalise en urgence des joueurs texans blancs (de 120 kilos) issus du football américain (spoiler : le contrôle de balle risque d’être compliqué).
Si on enlève l’Afrique des États-Unis, qui va courir après le ballon pour défendre la bannière étoilée face au reste du monde ? Elon Musk ?

Une Coupe du Monde 2026 sous le signe de l’ironie
Alors que les préparatifs du Mondial USA-Mexique-Portugal 2026 entrent dans leur dernière ligne droite, ce match amical aura au moins eu le mérite de rappeler une vérité universelle : le football moderne se fiche des frontières et des discours de campagne.
Le PSG mais aussi la France ont leurs stars, l’Europe a ses talents, mais cette année, les États-Unis ont prouvé qu’ils avaient une âme résolument… africaine sur le terrain. Reste à savoir si le sélectionneur américain devra bientôt demander des visas de travail en urgence pour garder ses propres titulaires !
Pour vous faire une idée de la Team USA à cette Coupe du Monde, nous vous proposons un récap du match SUA-Sénégal dominé (3-2) par les Américains. Sans commentaires !
MC
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