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L’achèvement des troisième et quatrième revues conjointes de l’accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC) avec le Togo par le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) ouvre la voie au décaissement immédiat d’environ 109,5 millions de dollars.  « Malgré un contexte régional extérieur difficile, les résultats obtenus dans le cadre du programme appuyé par la FEC sont globalement satisfaisants. L’économie a résisté aux chocs qui se sont succédé et les perspectives demeurent généralement favorables », a déclaré Kenji Okamura, directeur général adjoint et président par intérim du FMI.

Pour le FMI, la mise en œuvre du programme appuyé par l’accord au titre de la FEC a été globalement satisfaisante. La plupart des critères de performance quantitatif (CPQ définis pour la période des revues ont été respectés et les progrès ont été solides sur le front des réformes structurelles. « Depuis l’achèvement de la deuxième revue, sept des huit réformes structurelles ont été exécutées, notamment les mesures visant à renforcer la gestion des finances publiques, la transparence budgétaire et la supervision des entreprises publiques. Les objectifs en matière de dépenses sociales et en faveur des pauvres ont été atteints, ce qui souligne l’engagement des autorités à protéger les populations vulnérables », lit-on dans un communiqué rendu public.

L’institution précise qu’en achevant les revues, le conseil d’administration a approuvé les dérogations pour non-observation du critère de  performance quantitatif (CPQ) relatif au plafond du financement intérieur net et des CPQ continus relatifs au plafond des nouveaux emprunts extérieurs et à la non- accumulation d’arriérés extérieurs, compte tenu de la nature mineure et provisoire des écarts, eux-mêmes imputables à des retards dans les décaissements extérieurs, à des contraintes administratives et à l’évolution des conditions de financement.

À court terme, les mesures budgétaires prises pour faire face au choc lié aux prix des carburants sont appropriées, notamment le creusement temporaire du déficit en 2026 pour apporter un soutien aux groupes vulnérables. Les réformes en cours de la politique et de l’administration fiscales, notamment les dispositions visant à réduire les dépenses fiscales et à élargir l’assiette de l’impôt, devraient être adoptées sans délai afin d’accroître la mobilisation des recettes intérieures.

Il est primordial d’améliorer l’efficacité des dépenses et de maintenir une stratégie prudente de gestion de la dette, mais des efforts soutenus seront nécessaires pour préserver les dépenses sociales et celles en faveur des plus démunis, tout en maîtrisant les risques budgétaires liés aux chocs des prix de l’énergie, aux insuffisances de recettes et aux entreprises publiques.

Il est tout de même indiqué que les perspectives de croissance à moyen terme sont subordonnées à de nouveaux progrès dans les réformes structurelles. Les risques demeurent élevés en raison de l’insécurité régionale, des tensions géopolitiques, des chocs climatiques et de la volatilité des prix de l’énergie et des denrées alimentaires, sur fond de persistance des vulnérabilités financières et extérieures.

Ces perspectives sont assombries par d’importants risques de ralentissement, notamment des menaces persistantes sur la sécurité, les tensions géopolitiques et la volatilité des prix des produits de base. « Par conséquent, il est essentiel de maintenir la dynamique du rééquilibrage budgétaire, de remédier de manière résolue aux facteurs de vulnérabilité du secteur financier et de faire avancer les réformes structurelles et de gouvernance afin de parvenir à une croissance durable et inclusive », conseille le FMI.

Des mesures rapides et décisives s’imposent pour remédier aux vulnérabilités du secteur bancaire. Le lancement de l’évaluation indépendante de la qualité des actifs de l’établissement financier en difficulté constitue une étape importante. Il est urgent de procéder à une analyse rapide des risques et des facteurs de vulnérabilité, suivie de la définition d’une stratégie réaliste qui préserve la stabilité financière, garantit la transparence et limite les coûts budgétaires.

Les réformes structurelles devraient rester axées sur les domaines essentiels au soutien de la croissance et à la réduction des risques budgétaires. Parmi les priorités figurent le renforcement de la gouvernance et de la viabilité financière du secteur de l’électricité, en particulier pour la compagnie d’électricité publique, ainsi que l’amélioration des rapports budgétaires, de la transparence de la dette et du contrôle des entreprises publiques.

Les réformes de la gouvernance, y compris l’affermissement des dispositifs de lutte contre la corruption, le programme d’évaluation diagnostique de la gouvernance, ainsi que l’amélioration de l’efficacité et du contrôle du cadre de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT), restent essentielles pour favoriser un environnement des affaires plus propice.

(In LE MEDIUM n°711 du 14 au 20 Juillet 2026)

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