0 4 minutes 1 jour

Le paludisme est l’une des maladies les plus graves et potentiellement mortelles au monde. Lorsqu’il attaque la femme enceinte, il est encore plus dangereux, constituant un risque majeur pour elle et son fœtus, car la grossesse réduit l’immunité, rendant la future mère plus vulnérable aux formes graves, à l’anémie sévère, aux fausses couches, aux accouchements prématurés et à une faible naissance. Le Togo veille à prévenir cela.

Le pourcentage de femmes enceintes ayant bénéficié des trois doses du traitement préventif intermittent contre le paludisme ces dernières années est relativement stable.

Le traitement préventif intermittent (TPI) est l’administration d’une dose complète d’antipaludiques à une population à risque (grossesse, nourrissons) à des intervalles réguliers, que la personne soit infectée ou non.

Principalement utilisé en Afrique, il vise à prévenir le paludisme, l’anémie et le faible poids à la naissance, via des molécules comme la sulfadoxine-pyriméthamine.

Un taux de 70 %

Le pourcentage de femmes enceintes ayant bénéficié de l’initiative en 2024 est de 68,0 %. En 2025, il est légèrement monté à 68,1 %.

Cette année (2026), les autorités sanitaires le projettent à 70 %. À travers cette évolution graduelle se lisent une consolidation et un renforcement des efforts, où chaque point gagné représente une lutte supplémentaire pour protéger la mère et l’enfant.

Le paludisme étant un mal à ne pas côtoyer, le traitement préventif intermittent, administré au cours de la grossesse, constitue une réponse éprouvée à ce risque. Il réduit la charge parasitaire, prévient les complications et sécurise le déroulement de la grossesse.

Le passage de 68,0 % à 68,1 % entre 2024 et 2025 peut sembler marginal. Pourtant, dans le domaine de la santé publique, où les marges de progression deviennent plus étroites à mesure que la couverture s’élargit, chaque amélioration revêt une importance particulière.

La projection à 70 % en 2026 confirme cette tendance. Elle indique que les efforts engagés portent leurs fruits et que le système de santé poursuit son travail d’extension de la couverture.

Actions réalisées

Les chiffres sont portés par d’autres réalisations, comme le renforcement des consultations prénatales, la disponibilité accrue des médicaments, la sensibilisation des communautés et l’amélioration de l’accès aux structures de santé.

Atteindre une couverture élevée en matière de traitement préventif intermittent implique de surmonter plusieurs obstacles. L’accès régulier aux soins prénatals, la continuité du suivi médical, l’adhésion des patientes aux protocoles thérapeutiques et la disponibilité des intrants sont autant de facteurs déterminants.

Dès lors, chaque femme enceinte ayant reçu les trois doses du traitement préventif intermittent bénéficie d’une protection renforcée contre le paludisme. Cette protection s’étend également à l’enfant à naître, contribuant à améliorer les indicateurs de santé néonatale.

La Rédaction

@macite.tg        

E-mail : maciteinfo@gmail.com; bawela1@gmail.com

Pour vos annonces, publi-reportages, etc., joignez-nous au (00228)91515309/79872224

www.macite.tg, L’information, la bonne !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *