Lomé abrite, du 11 au 13 mai prochain, une rencontre de haut niveau dédiée à la nutrition et au développement de la petite enfance en Afrique de l’Ouest et du Centre. Organisé avec l’appui du Groupe de la Banque Mondiale, ce rendez-vous de Lomé réunit des experts et représentants des gouvernants, vise à échanger autour des défis liés à la nutrition infantile et au développement de la petite enfance, avec un accent particulier sur les ‘’2.000 premiers jours’’ de vie de l’enfant, période déterminante pour sa croissance et son avenir.
Durant trois jours, les participants, notamment des représentants gouvernementaux, des partenaires financiers et acteurs de la société civile, vont plancher sur une période critique : les 2.000 premiers jours de vie. Cette fenêtre, qui va de la conception aux premières années de l’enfant, est jugée déterminante par les experts pour le développement cognitif et physique.

Ainsi, les discussions vont tourner autour de trois axes majeurs à savoir : la lutte contre la malnutrition infantile ; le renforcement de la santé maternelle, et le financement durable des programmes de nutrition.
« (…) En dépit des progrès enregistrés, les efforts restent à faire pour permettre à chaque enfant de bénéficier d’une diversité alimentaire minimale et d’atteindre son plein potentiel de développement, améliorer la nutrition maternelle », a relevé, à la cérémonie d’ouverture, Madame le ministre des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance au Togo, Martine Moni Sankaredja.
Ainsi, pour le Représentant résident du Groupe de la Banque mondiale, Tony Verheijen, « ce conclave ministériel devra surtout répondre à une question essentielle : comment mobiliser durablement et de façon coordonnée les ressources nécessaires ? ».

Des chiffres qui interpellent
Il faut souligner que cette rencontre de Lomé se tient dans un contexte régional marqué par des indicateurs de santé très préoccupants : quelque 65 millions de femmes enceintes touchées par l’anémie, impactant directement la santé des nouveau-nés ; et dans le même temps, un enfant sur trois souffre de retard de croissance dans cette région d’Afrique.
L’objectif des travaux de Lomé serait, de toute évidence, de passer à l’action en identifiant des mécanismes de financement innovants et coordonner les interventions sur le terrain.
Le Togo, un bon élève aux ambitions maintenues
Si la situation régionale est complexe, le Togo fait figure de modèle sur certains indicateurs. Sous le leadership du Président du conseil, le pays a mis en œuvre plusieurs programmes et initiatives (programmes Wézou, Scholl AMU, cantine scolaire, etc.), qui ont permis des avancées notables. Et le constat est frappant : la bassie de la prévalence du retard de croissance, passé de 27,5 % en 2014 à 23,8 % (MICS 2021) ; le Togo affiche l’un des scores les plus élevés de la sous-région, selon l’UNICEF, en matière d’allaitement maternel exclusif (64,5 %).

Toutefois, la vigilance reste de mise. Et la ministre des Solidarités et de la Protection de l’Enfance l’a si bien rappelé, estimant que des efforts restent à fournir pour garantir une « diversité alimentaire minimale » à chaque enfant et améliorer la nutrition des mères.
Vers un « Appel de Lomé » pour la petite enfance ?
Notons qu’à la fin des travaux, les participants espèrent aboutir à des recommandations communes et à des cadres d’action renforcés. L’objectif : transformer la gestion de la petite enfance en un véritable levier de développement économique pour le continent.
JPB
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