0 6 minutes 1 jour

Restaurer les terres dégradées, renforcer la couverture forestière nationale, protéger les ressources naturelles et mieux faire face aux effets du changement climatique. Tels sont les principaux objectifs poursuivis par le gouvernement à travers la campagne nationale de reboisement 2026, qui prévoit la mise en terre de 16,8 millions de plants sur une superficie de 11.250 hectares à travers le pays.

C’est une nouvelle étape dans la stratégie environnementale du Togo, qui fait de la préservation des écosystèmes un pilier de son développement durable. Le coup d’envoi de cette campagne a été donné le 1er juin 2026, à l’occasion de la Journée nationale de l’arbre.

Comme chaque année, cette date marque le début d’une mobilisation collective appelée à se poursuivre sur plusieurs mois, avec la participation des administrations publiques, des collectivités territoriales, des établissements scolaires, des entreprises, des organisations communautaires et des citoyens.

Une progression qui s’installe dans le temps

Pour comprendre le cap fixé pour 2026, il faut remonter quelques années en arrière. En 2024, 9,14 millions d’arbres ont été plantés sur l’ensemble du territoire. En 2025, le compteur a grimpé au-delà de 13,3 millions de plants. D’une année à l’autre, la cadence s’est accélérée, comme si l’effort gagnait en assurance, en organisation et en ampleur.

Depuis 2021, près de 39 millions de plants ont été mis en terre, couvrant plus de 49.000 hectares. Une masse végétale qui ne se lit pas seulement en hectares ou en tiges plantées, mais aussi en constance, en répétition et en volonté de tenir dans le temps.

Dans ce mouvement, 2026 apparaît comme une nouvelle marche, plus haute, mais dans la continuité des précédentes. L’horizon reste le même : un milliard d’arbres à l’horizon 2030 et une couverture forestière nationale portée à environ 26 % du territoire.

Des territoires sous contraintes écologiques

Sur le terrain, les signaux sont multiples. Le littoral recule par endroits sous la pression de l’érosion. Les terres agricoles perdent progressivement de leur fertilité. Plus au nord, la sécheresse installe une forme de fatigue des sols, visible à l’œil nu dans certaines zones.

Face à ces réalités, le reboisement agit comme une réponse lente mais structurante. Les arbres ne règlent pas tout, mais ils rééquilibrent les écosystèmes. Ils fixent les sols, ralentissent le ruissellement des eaux, protègent les cultures, filtrent les vents et participent à la reconstitution d’environnements fragilisés. Leur rôle dépasse largement la seule dimension environnementale car, en réalité, il touche aussi à la stabilité des activités humaines.

Pour accompagner cette dynamique, plus de 116.000 hectares ont été identifiés comme susceptibles d’accueillir de nouvelles plantations sur le territoire national.

Des choix techniques adaptés aux réalités locales

Les approches ont évolué vers une meilleure adaptation aux conditions écologiques des différentes régions. Les espèces sélectionnées varient désormais selon les zones concernées afin de renforcer les chances de survie des plants et leur impact environnemental.

Sur le littoral, les plantations visent principalement à lutter contre l’érosion côtière. Dans les zones forestières, elles soutiennent la régénération des écosystèmes dégradés. Dans les régions septentrionales, elles privilégient des espèces plus résistantes à la sécheresse et adaptées aux sols fragiles.

Cette approche différenciée permet de donner une efficacité plus concrète aux campagnes successives, en tenant compte des spécificités du territoire.

Une tradition devenue projet de société

Lorsque le Togo a institué la Journée nationale de l’arbre en 1977, l’enjeu était avant tout de sensibiliser les populations à la protection de l’environnement. Près d’un demi-siècle plus tard, l’initiative a changé d’échelle sans perdre son esprit d’origine.

Chaque campagne rappelle qu’un arbre planté aujourd’hui produit ses effets pendant plusieurs décennies. Il protège les sols, améliore la qualité de l’air, favorise la biodiversité, nourrit parfois les populations, rafraîchit l’environnement et participe à façonner durablement le cadre de vie des citoyens.

À travers cette campagne 2026, le Togo poursuit ainsi une ambition qui dépasse la seule plantation d’arbres. Il s’agit d’un investissement dans l’avenir, destiné à préserver les ressources naturelles, à renforcer la résilience des territoires face aux changements climatiques et à transmettre aux générations futures un environnement plus équilibré et plus durable.

@macite.tg        

E-mail : maciteinfo@gmail.com; bawela1@gmail.com

Pour vos annonces, publi-reportages, etc., joignez-nous au (00228)91515309/79872224

www.macite.tg, L’information, la bonne !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *