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Lomé a accueilli, le vendredi 3 juillet dernier, la conférence ministérielle extraordinaire de l’Alliance politique africaine (APA). Consacré aux impacts de la crise au Moyen-Orient sur le continent, ce sommet de haut niveau pose les jalons d’une stratégique africaine face aux chocs géopolitiques.

Placée sous le thème provocateur mais nécessaire : « L’Afrique face à la crise du Moyen-Orient : impacts, défis et réponses stratégiques », cette rencontre de haut niveau s’est tenue dans un contexte de multiplication des crises mondiales. La perturbation des chaînes logistiques, la volatilité des prix des matières premières et les tensions maritimes impactent déjà de plein fouet les économies africaines.

Les travaux placés sous la conduite du Président du Conseil du Togo, Faure Essozimna Gnassingbé, ont connu la participation des invités de marque tels que le Président de la Sierra Leone et président en exercice de la CEDEAO, Julius Maada Bio, des représentants de la Commission de l’Union africaine (UA), des ministres des Affaires étrangères des États africains, des représentants des pays du Moyen-Orient, sans oublier les partenaires internationaux.

L’objectif est de dépasser les simples condamnations de principe pour bâtir une réponse africaine cohérente et structurée.

À l’ouverture de la rencontre, le Président du conseil a partagé une vision pragmatique, insistant sur le fait que l’Afrique cesse d’être une spectatrice passive des crises internationales. « Il serait dangereux de penser que quelques signes d’apaisement suffiraient à refermer ce dossier. La situation autour du détroit d’Ormuz demeure fragile. Même si des accords de désescalade étaient conclus, leur solidité resterait à démontrer », a alerté Faure Gnassingbé, appelant le continent à anticiper et planifier plutôt que de subir.

Dans ce sens, le sommet de Lomé a été l’occasion de rappeler une règle d’or pour le continent, celle de l’union dans la diversité. Bien que les intérêts nationaux des 54 États africains puissent parfois diverger, les acteurs présents ont insisté sur l’existence d’intérêts fondamentaux communs. Cette position de souveraineté absolue a été appuyée par le résident en exercice de la CEDEAO, Julius Maada Bio. « Aucune puissance extérieure ne peut définir l’avenir de l’Afrique. Seule l’Afrique peut définir son propre avenir. », a-t-il martelé.

Ainsi, les propositions et orientations stratégiques issues de cette conférence de Lomé vont servir de boussole aux États africains dans l’optique de protéger leurs économies et surtout faire entendre la voix du continent au plan international.

Notons que l’Alliance politique africaine (APA), lancée et consolidée depuis 2023, s’impose désormais comme le cadre structurant interafricain par excellence pour le dialogue stratégique. L’APA se positionne comme un incubateur de solutions concrètes pour renforcer la résilience du continent face aux mutations rapides de l’échiquier géopolitique international.

La Rédaction

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