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Il ne se passe un jour où les populations ne cessent de pourfendre la transhumance. Les producteurs agricoles et les éleveurs ne s’entendent pas, et cela créent souvent des conflits, qui menacent la paix sociale dans le pays. Est-ce pour cela qu’un ministère a été créé spécialement ? Tout porte à croire que c’en est le cas. 

A la tête du département des Ressources halieutiques, animales et de la réglementation de la transhumance, se trouve le Gal Yark Damehame, qui a pris à cœur le problème et échange régulièrement avec les différents acteurs de la transhumance. « Je demande aux communautés, des efforts supplémentaires de vie commune, de cohésion sociale et du vivre ensemble. Pour notre cohésion sociale, des efforts doivent être consentis de part et d’autre », indiquait Yark Damehane, lors des ateliers régionaux organisé dans le but de sensibiliser les populations.

Alors que de graves incidents surviennent dans différentes localités sur toute l’étendue du territoire, mettant en mal les relations entre les éleveurs et producteurs agricoles, du fait de la dévastation des cultures, le ministre Yard a reconnu que, certaines fois, ces incidents proviennent du mauvais comportement des bouviers sans expérience, à l’origine de ces violences insensées. Pour que tels incidents s’estompent, le ministre a souligné que des zones spéciales sont aménagées dans toutes les régions, pour contenir les troupeaux, dans l’optique d’éviter que ces bêtes ne s’attaquent encore à des cultures.

D’ailleurs, le ministre a visité tout récemment le chantier de la ferme agro-pastorale de Afikopé, dans le canton de Datcha (préfecture de l’Ogou), bâtie sur une superficie de 50 hectares. C’est un projet d’expérimentation qui se veut avant-gardiste au travers duquel on pourrait rassembler sur une même superficie délimitée, contrôlée et protégée, la semence fourragère en abondance et le gros bétail en élevage.

Cet espace aménagé comprend des infrastructures dédiées, à l’instar des bâtiments de services vétérinaires, des logements, des hangars, des enclos pour le bétail, des espaces pour la production fourragère adaptée.

Pour l’officiel, les producteurs agricoles et les bouviers doivent travailler, main dans la main, en respectant les règles, afin de préserver les valeurs de paix. Il les a invités à ne pas se faire justice mais plutôt se référer aux chefs traditionnels, garants des us et coutumes, ou aux forces de défense et de sécurité pour le règlement à l’amiable des conflits. Ces derniers ont été appelés à trancher les conflits en toute impartialité pour contribuer à préserver la paix civile.

Des ateliers régionaux de sensibilisation des éleveurs et des producteurs agricoles sont organisés, dans ce sens, sur toute l’étendue du territoire.  A cet effet, il est procédé à la redynamisation des Comités locaux de la transhumance. Les acteurs sont instruits sur les stratégies de gestion de conflits entre éleveurs, bouviers et agriculteurs et les comportements à adopter par les uns et les autres pour préserver la paix et la cohésion sociales.

« Il est important de mener des actions comme celle-ci afin d’exhorter les acteurs impliqués dans la gestion des conflits liés à la transhumance, à plus d’engagement et de vigilance dans la préservation de la paix dans notre pays », a déclaré le ministre d’État.

(In LE MEDIUM n°630 du 05 au 11 Novembre 2024)

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