Selon le plan de mobilisation des recettes (Pmr) 2025-2026, du ministère de l’économie et des finances, et face à la nécessité pour le pays de mobiliser de façon optimale les ressources internes pour assurer un développement résilient et inclusif, les autorités togolaises ont sollicité l’assistance technique du Département des finances publiques (Fad) du Fmi pour la mise en place d’une Stratégie de mobilisation des recettes à moyen terme (Srmt).
Cette initiative vise à consolider les finances publiques, en permettant au pays de concrétiser son ambition d’accroitre la pression fiscal de 0,5% du Pib par an. Ainsi, dans le cadre du programme soutenu par la Facilité élargie de crédit (Fec) du Fonds monétaire international (Fmi) 2024-2027, le Togo s’est engagé à élaborer un Plan de mobilisation des recettes (Pmr) pour les années 2025-2026, en lieu et place de la Srmt, qui nécessite un temps plus long (18 mois au moins). Ce Pmr constitue un repère structurel du programme Fec.
L’objectif principal du Pmr est de mettre en place des mesures pertinentes pour la mobilisation des recettes fiscales et non fiscales afin de renforcer la stabilité économique et de soutenir le développement national. Cette initiative inclut l’amélioration de l’efficacité des systèmes de collecte des recettes, la réduction de la dépendance aux financements extérieurs et la capacité à faire face aux chocs économiques, sécuritaires et climatiques.

Le Pmr vise également à promouvoir la transparence et la responsabilité dans la gestion des finances publiques, en identifiant et en mettant en œuvre des mesures concrètes pour optimiser la mobilisation des ressources internes.
Evolution récente des recettes fiscales et non fiscales
Les recettes fiscales se sont établies à 812,3 milliards en 2023 contre 550,2 milliards en 2019 et 531,5 milliards en 2020, soit une progression annuelle moyenne de 10,6% sur la période 2019-2023. Cette performance s’explique, d’une part, par le dynamisme de l’économie togolaise et la mise en œuvre des réformes, telles que la dématérialisation des procédures, le renforcement des codes de spécifications tarifaires, la déconcentration des services des impôts et du cadastre.
En pourcentage du PIB, les recettes fiscales s’établissent à 14,6% en 2023 contre 12,7% en 2019 et 12,2% en 2020, soit une hausse annuelle moyenne de 0,8 point de pourcentage sur la période 2020-2023. La baisse des recettes fiscales en 2020 est liée aux effets néfastes de la crise de la Covid 19. La réalisation des recettes non fiscales, sur la période 2019-2023, a enregistré une hausse annuelle moyenne de 8,8%, passant de 71,1 milliards en 2019 à 95,8 milliards en 2023. La hausse observée en 2023 s’explique par le recouvrement exceptionnel des recettes issues des recettes du domaine (loyers et redevances minières) et les produits des participations financières de l’État.
Prévision des recettes fiscales et non fiscales à moyen terme (2024 -2027). La loi de finances initiale 2024 fixe les prévisions des recettes fiscales à 895,2 milliards et les recettes non fiscales à 62,0 milliards.

A moyen terme, les recettes fiscales sont attendues à 1 284,8 milliards en 2027 contre 1010,3 milliards en 2025, soit une croissance annuelle moyenne de 12,8%. Sur cette période le taux de pression fiscale serait de 15,3% en 2025, 15,8% en 2026 et 16,3% en 2027, soit un accroissement annuel moyen de 0,5% du Pib. Cet accroissement serait porté par les nouvelles mesures de mobilisation des recettes.
En outre, les recettes non fiscales connaitraient une hausse annuelle moyenne de 2 milliards, passant de 70,5 milliards en 2025 à 74,8 milliards en 2027.
(In LE MEDIUM n°630 du 05 au 11 Novembre 2024)
@macite.tg
E-mail : maciteinfo@gmail.com; bawela1@gmail.com
Pour vos annonces, (publi)reportages, etc., joignez-nous au (00228)91515309/79872224 www.macite.tg, L’information, la bonne !
