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Dans le cadre de la Phase II du programme Safe to Learn, l’un des principaux programmes de prévention des violences scolaires et de promotion d’environnements d’apprentissage sûrs pour les filles, une trentaine de jeunes créateurs de contenus ont été outillés, du 30 au 31 juillet dernier, à Lomé.

Porté par les ministères de l’Education et des Solidarités, avec l’appui technique et financier du Gouvernement du Canada et mis en œuvre au Togo par l’UNICEF, le programme Safe to Learn, se veut de garantir aux filles, un environnement scolaire sûr, inclusif et protecteur, ceci en renforçant les politiques publiques, les mécanismes de protection, les capacités des acteurs éducatifs sans oublier la mobilisation communautaire. Bref, ledit programme vise à garantir aux filles un environnement scolaire sûr, inclusif et protecteur.

En effet, face à la montée des fléaux sociaux, notamment le cyberharcèlement, la cyberviolence et plusieurs autres dérives affectants les enfants et les adolescents, il était devenu nécessaire voir urgent de prévenir et combattre toutes les formes de violences dans tout l’écosystème éducatif. Ainsi, le programme Safe to Learn – Phase II, se veut une réponse adéquate aux phénomènes qui mettent en péril l’éducation de la jeune fille.

Cette formation a pour objectif de renforcer les capacités des participants sur les droits de l’enfant, les violences faites aux enfants, les compétences de vie courante, la cyberviolence, le cyberharcèlement et les violences basées sur le genre en milieu scolaire.

Soulignant que les réseaux sociaux constituent de nos jours un espace majeur d’influence, et un terreau fertile pour les dérapages aux conséquences psychologiques et juridiques importantes pour les enfants, Adédjé Kwami Ayité, Consultant en éducation et Facilitateur de la formation, a insisté sur la nouvelle démarche instructive : « Nous voulons que ces jeunes disposent du vocabulaire juste et des références juridiques adéquates pour produire des contenus responsables et conformes aux réalités nationales », a-t-il expliqué.

Pendant de deux jours (30 et 31juillet 2026), le pool de participants a été outillé sur diverses thématiques, telles que « Les droits de l’enfant et le cadre juridique national et international de protection de l’enfant (Convention relative aux droits de l’enfant, Charte africaine, textes nationaux et du ministère de l’Éducation) etc. » ; « Cyber-violence et cyberharcèlement : concepts, manifestations, conséquences, prévention et mécanismes de signalement, compétences de vie courante » ; « Création de contenus numériques pour la promotion des droits de l’enfant (principes, storytelling, choix des plateformes, bonnes pratiques) » ; « Éducation des filles, égalité de genre, mariage précoce, travail des enfants et leurs impacts sur l’éducation » ; « Les violences faites aux enfants, y compris les violences basées sur le genre en milieu scolaire : prévention, prise en charge et référencement » ; « Atelier pratique de création de contenus (production de vidéos, affiches, messages pour les réseaux sociaux, plan de diffusion) », etc.

Outre cette phase théorique, la session de formation s’est appesantie sur l’opérationnalisation d’un mécanisme de suivi avec l’activation d’un un groupe d’échanges devant permettre d’accompagner les jeunes dans la production de contenus de sensibilisation avant leur diffusion à un plus large public, notamment sur les plateformes numériques.

A l’issue de la formation, les participants soulignent être aguerris et promettent de changer désormais la donne en appelant, dans leurs productions, à plus de respect des droits des enfants. « La protection de l’enfant passe autant par la promotion de ses droits que par l’éducation à ses devoirs. (…) il faut désormais créer des contenus qui peuvent impacter nos communautés », a relevé Hayaboè Abra Prudence, participante, membre de YAWO, une association engagée dans la promotion des droits des filles et femmes. Elle affirme que les acquis de cette formation lui serviront dans les activités associatives tout comme dans son environnement immédiat.

Même son de cloche chez Kouloba Didila, étudiant à l’Institut Confucius de l’Université de Lomé et participant à la formation. « Je comprends désormais qu’avant de publier un contenu, il faut maîtriser le sujet, connaître les droits et les devoirs des enfants et réfléchir à l’impact du message sur le public », a-t-il laissé entendre.

JPB

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