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Il y a des faits pourtant réels, mais d’apparence trompeuse. Les populations de Kétchéboua, une localité au nord-ouest de la préfecture de Sotouboua, région Centrale, ont encore à l’esprit des scènes incroyables posées par un homme pourtant mort et enterré sous les yeux des populations.

Tout le monde le savait mort. Son corps, comme tous les autres, qui sont conduits dans ce cimetière, aurait été inhumé dans des conditions acceptables. Rien ne laissait envisager que Tozi, comme on l’appelait, aurait une autre vie après la mort. Et pourtant, c’est la triste réalité que les villageois auraient vécue, il quelque temps dans ce village.  

Tout aurait débuté par un constat amer sur la tombe de ce dernier. La pauvre veuve, allée très tôt le lendemain de son inhumation, pour prononcer sa prière d’adieu. A sa grande surprise, elle a constaté que la tombe s’était fendillée, laissant un très grand office. Elle aurait aussitôt alerté par ses cris de détresse les riverains, qui auraient pris d’assaut les lieux.

Des recours auraient été lancés à l’intention des sages de la localité qui, à leur tour, auraient fait appel au puissant féticheur du village d’à côté. Ce dernier se serait dépêché sur les lieux. Ce dernier aurait décelé des réalités bizarres et éminemment horribles.

A peine ce dernier s’était-il retiré du village vers la nuit tombante, et les cris ont commencé à fuser dans tous les coins. Des gens auraient vu en personne cet ex-chasseur, faire sa ronde. Il marchait convenablement, comme s’il revenait de sa balade habituelle, comme il n’était pas mort.

Dans la nuit obscure, l’on pouvait observer son fusil qu’il portait sur son épaule. Bien qu’il n’ait pas agressé physiquement quelqu’un, il aurait quand même suscité une grande peur dans les esprits.

Les faits les plus graves et les plus irréalistes se seraient produits le lendemain matin et loin du village. Un paysan qui labourait son champ, aurait entendu un coup de feu. Et une perdrix était tombée à quelques pas de lui.

Dans sa tentative de récupérer la bête, il vit en face le défunt Tozi, avec son fusil au point. Pris de peur, le paysan a pris ses jambes à son cou. Il serait arrivé au village très méconnaissable et il serait aussitôt admis au centre de santé où il aurait suivi des soins intensifs.

Il a fallu des jours de tractations et de négociations occultes pour que le très célèbre féticheur puisse convaincre le revenant de rejoindre l’au-delà et permettre ainsi au village de recouvrer sa quiétude.

Incroyable n’est-ce pas ?

B.TALOM

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