Au cœur des priorités économiques inscrites dans le Budget citoyen, l’agriculture occupe une bonne place. Le gouvernement renforce la gestion macroéconomique, stimuler les investissements, consolider la souveraineté économique et dynamiser les secteurs productifs, avec une attention au monde agricole.
L’orientation affichée est de rendre l’agriculture productive, à haute valeur ajoutée, moteur de croissance et de prospérité pour les producteurs. Cette vision traduit une volonté de rupture avec les limites structurelles du secteur, notamment la faible productivité, la dépendance aux conditions climatiques et les contraintes d’accès aux intrants et aux financements.
Pour concrétiser l’ambition, des programmes et projets sont mis en œuvre en 2026, dont le Programme de transformation durable de l’agriculture. Celui-ci vise à renforcer la productivité, améliorer la résilience des systèmes agricoles face aux chocs climatiques et économiques, accroître la contribution du secteur à la création d’emplois et à l’inclusion sociale.

Un secteur au poids économique déterminant
L’agriculture demeure le pilier central de l’économie nationale. Elle représente environ 40 % du produit intérieur brut (PIB) et emploie près de 65 % à 70 % de la population active. Elle assure également une part importante de la sécurité alimentaire nationale, avec près de 90 % des besoins alimentaires couverts par la production locale.
Le potentiel agricole du pays repose sur environ 3,6 millions d’hectares, soit près de 60 % de la superficie totale du territoire. Ce capital foncier constitue une base stratégique pour l’expansion des cultures et la modernisation du secteur, à condition d’une meilleure organisation de l’exploitation et d’une sécurisation accrue des terres.
En 2025, les données statistiques estimaient que plus de 677.000 ménages agricoles ont été recensés lors des dernières phases d’enquête. Parmi eux, près de 85 % exploitent des terres sans garantie foncière formelle, notamment sans titre de propriété. Cette situation constitue un frein majeur aux investissements agricoles et à la modernisation des exploitations.

Sur le plan des productions, les cultures vivrières dominent largement le paysage agricole. Le maïs, le manioc, l’igname, le sorgho et le riz constituent les principales denrées cultivées et consommées localement. Elles jouent un rôle essentiel dans la sécurité alimentaire des ménages et dans la stabilité des marchés intérieurs.
Les cultures de rente, un moteur des exportations
En matière d’exportation, le secteur agricole togolais repose principalement sur trois cultures de rente : le coton, le café et le cacao. Le coton reste la principale culture d’exportation et constitue une source importante de revenus pour de nombreux producteurs ruraux ainsi que pour l’économie nationale.
Ces filières, bien que stratégiques, restent confrontées à des défis liés à la transformation locale, à la fluctuation des prix internationaux et à la nécessité de renforcer les chaînes de valeur pour capter davantage de valeur ajoutée sur le territoire national.

L’ensemble des orientations du Budget citoyen 2026 traduit une volonté de transformation profonde du secteur agricole. L’enjeu n’est plus seulement de produire, mais de produire mieux, de manière durable et compétitive, tout en intégrant davantage les producteurs dans les dynamiques de croissance. La modernisation des pratiques agricoles, l’amélioration de l’accès au foncier sécurisé, l’intensification de la transformation locale et le renforcement des investissements constituent autant de leviers essentiels pour faire de l’agriculture togolaise un véritable moteur de prospérité partagée.
Omar A.
E-mail : maciteinfo@gmail.com; bawela1@gmail.com
Pour vos annonces, publi-reportages, etc., joignez-nous au (00228)91515309/79872224
www.macite.tg, L’information, la bonne !
