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L’année 2026 s’est ouverte comme celle d’un nouveau bond en avant dans tous les domaines de développement dans la région de la Kara. Un des faits marquants, l’amélioration des conditions de vie des populations.

En matière d’électricité, la Compagnie énergie électrique du Togo (CEET) prévoit, par exemple, d’étendre davantage son réseau afin de permettre à près de 22.900 personnes supplémentaires d’accéder à l’électricité, grâce à un investissement estimé à 1,7 milliard.

L’initiative marque la volonté constante des autorités de faire de l’énergie un vecteur de transformation économique et sociale.

Le changement est total

Il y a encore quelques années, dans plusieurs localités de cette région septentrionale, la tombée de la nuit marquait souvent un ralentissement brutal des activités.

Aujourd’hui, la situation évolue. Chaque nouveau raccordement constitue une porte ouverte vers davantage d’opportunités, d’apaisement, de perspectives pour les ménages, les artisans, les commerçants, les jeunes entrepreneurs, pour ne citer que ceux-là.

L’accès à l’électricité n’est plus seulement une question d’éclairage. Il s’agit désormais d’un outil de développement. Dans les centres urbains comme dans les localités rurales, l’énergie permet le fonctionnement des activités et améliore les prestations des services essentiels.

Les effets attendus de cette réalisation ambitieuse dépassent largement le cercle des bénéficiaires directs. Une famille raccordée peut alimenter plusieurs équipements, mais aussi devenir un point d’appui pour des voisins ou des activités communautaires. Ainsi, derrière les 22.900 personnes concernées se trouvent des milliers d’autres qui profiteront indirectement des retombées de cette extension du réseau.

La modernisation du pays en vogue

La politique énergétique togolaise s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation du pays. En investissant 1,7 milliard de francs CFA dans la région de la Kara, l’État ne finance pas simplement des branchements ; il investit dans le potentiel humain, la productivité et la compétitivité des territoires.

Comparée aux réalités observées dans plusieurs pays de la sous-région ouest-africaine, cette stratégie apparaît particulièrement pertinente. Dans de nombreux États, l’extension des réseaux électriques progresse encore à un rythme insuffisant pour suivre la croissance démographique. Le Togo, lui, a fait de l’amélioration de l’accès à l’énergie une priorité nationale, comme en témoigne la progression continue du taux national d’électrification.

Cette approche présente un avantage majeur : elle combine l’extension du réseau conventionnel, le développement des solutions solaires et le renforcement des capacités de production électrique. Peu de pays de la sous-région parviennent à agir simultanément sur ces différents leviers avec une telle cohérence.

À travers cette nouvelle étape, le gouvernement confirme sa conviction que l’électricité n’est pas seulement une infrastructure. Elle est un facteur de dignité, un accélérateur de croissance et l’un des fondements d’un développement durable capable de profiter au plus grand nombre.

Samir B.

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