En 2026 comme au cours des années antérieures, l’industrialisation est inscrite dans l’agenda du président du Conseil, Faure Gnassingbé, dans le cadre de la transformation structurelle de l’économie nationale. À travers une série de réformes et d’investissements ciblés, le pays accélère davantage la création de valeur ajoutée, renforce la compétitivité du tissu productif et améliore le niveau de vie des populations.
Les indicateurs confirment une évolution positive du secteur industriel. L’activité industrielle a progressé de 8,1 % au 3ème trimestre 2025 par rapport au trimestre précédent, traduisant un regain de dynamisme dans plusieurs branches productives.
Cette performance repose notamment sur la bonne tenue de l’industrie manufacturière, qui enregistre une hausse de 3,5 %, portée par la vitalité de la production agroalimentaire en progression remarquable de 11,6 %.
Cette avancée confirme le rôle structurant de l’industrie dans la croissance économique nationale et son potentiel en matière de création d’emplois, de transformation locale des matières premières et de réduction des importations.

L’opérationnalisation de l’API-ZF comme levier d’attractivité
Au cœur des plans de 2026 figure l’opérationnalisation de l’Agence de la promotion des investissements et de la zone franche (API-ZF). Cette structure est appelée à jouer un rôle déterminant dans l’attraction des investissements privés, tant nationaux qu’étrangers.
L’objectif est de simplifier les procédures administratives, améliorer l’accompagnement des investisseurs et offrir un cadre incitatif compétitif. À terme, cette réforme devrait favoriser l’implantation de nouvelles unités industrielles et stimuler la création d’emplois qualifiés, notamment pour les jeunes.
Le gouvernement veut également poursuivre l’amélioration du cadre stratégique, institutionnel, juridique et réglementaire du secteur industriel. Cette orientation vise à garantir un environnement des affaires plus stable, plus transparent et plus prévisible.
Dans un contexte de concurrence régionale accrue, la modernisation du cadre réglementaire constitue un enjeu majeur pour sécuriser les investissements et encourager l’expansion des industries locales. Elle devrait également faciliter l’intégration des entreprises togolaises dans les chaînes de valeur régionales et internationales.
Le renforcement de la compétitivité industrielle
La compétitivité du secteur industriel constitue un autre axe prioritaire de l’action publique. Il s’agit notamment d’améliorer la productivité des entreprises, de réduire les coûts de production et de promouvoir l’innovation technologique.
Le développement des compétences techniques, la modernisation des équipements et l’accès facilité au financement figurent parmi les leviers identifiés pour soutenir cette ambition. À travers ces efforts, le gouvernement cherche à bâtir une industrie plus performante et capable de soutenir une croissance inclusive.

Enfin, le développement de nouvelles zones industrielles constitue un pilier essentiel de la stratégie d’industrialisation. Ces espaces dédiés permettront de concentrer les activités productives, d’améliorer les infrastructures logistiques et de créer des écosystèmes favorables à la transformation locale.
Ces zones industrielles devraient également contribuer à la déconcentration économique, en favorisant l’émergence de pôles de développement en dehors des grandes agglomérations. Elles représentent ainsi un facteur important de réduction des inégalités territoriales.
Omar A.
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