Ousmane Sonko a dénoncé les « marchands de crises » lors d’un discours retentissant à la Dakar Arena, accusant des personnalités de tirer profit des tensions politiques. Il a également mis en lumière une manipulation visant à faire croire à une crise institutionnelle au sommet de l’État.
Dakar Arena a servi de tribune à Ousmane Sonko pour régler ses comptes avec ceux qu’il qualifie de « marchands de crises ». Mais au-delà de son réquisitoire politique, le leader de PASTEF a surtout créé la surprise en évoquant l’existence de personnalités qui, selon lui, profiteraient des tensions politiques pour fréquenter discrètement le Palais présidentiel et en ressortir avec des « enveloppes ».
Face à une Dakar Arena pleine à craquer, Ousmane Sonko a livré, dimanche, l’un de ses discours les plus offensifs depuis l’arrivée de PASTEF au pouvoir. Devant des milliers de militants venus de toutes les régions du Sénégal et de la diaspora, l’ex Premier ministre a dénoncé ce qu’il considère comme une entreprise de manipulation visant à faire croire à l’existence d’une crise institutionnelle au sommet de l’État.

Dans une sortie particulièrement remarquée, Ousmane Sonko s’en est pris à ceux qu’il appelle les « marchands de crises », des acteurs qui, selon lui, prospèrent grâce aux tensions politiques et tirent profit des périodes d’instabilité. « Il y a des gens qui vivent des crises, qui reçoivent des financements à cause de ces crises et qui en tirent profit », a-t-il déclaré avant de lâcher une accusation qui a suscité de vives réactions dans l’assistance. Selon lui, certains de ces acteurs n’hésiteraient pas à se rendre au Palais présidentiel pour en ressortir avec des enveloppes, tout en alimentant dans l’espace public le discours d’une prétendue crise au sommet de l’État.
Pour Ousmane Sonko, cette narration ne correspond à aucune réalité. « Il n’y a aucune crise institutionnelle au Sénégal. Il n’y a aucun problème dans le pays », a-t-il martelé sous les applaudissements, de ses partisans. Le leader des Patriotes estime que des manœuvres contre son camp politique étaient déjà à l’œuvre depuis le 8 juillet 2025. Sans citer de noms, il a évoqué des personnes qui affichaient publiquement leur proximité avec PASTEF tout en travaillant, selon lui, à fragiliser le projet politique porté par le parti.
« Des gens nous souriaient en public tout en manigançant contre nous dans l’ombre », a-t-il affirmé. Au-delà des accusations, Ousmane Sonko a voulu présenter cette séquence comme un moment de clarification politique. Selon lui, la ligne de fracture est désormais visible entre les partisans d’une rupture systémique et ceux qui défendent le statu quo. Le Premier ministre a également profité de cette tribune pour adresser un message sur la gouvernance et l’exercice du pouvoir. Revenant sur son propre parcours à la Primature, il a affirmé avoir consacré son énergie au travail gouvernemental pendant que d’autres réfléchissaient déjà à des calculs électoraux.

Dans ce registre, il a insisté sur la nécessité de produire des résultats concrets pour les Sénégalais plutôt que de se focaliser sur les stratégies de conservation du pouvoir.
Ousmane Sonko a enfin lancé une mise en garde contre les « complots », les « combines » et les tentatives d’instrumentalisation des institutions judiciaires. Appelant les fonctionnaires et les officiers supérieurs à respecter strictement. La légalité, il a estimé qu’aucun responsable ne devait exécuter une instruction qu’il jugerait manifestement contraire à la loi. « Ce pays a déjà assez souffert des complots et des combines », a-t-il déclaré, avant de conclure par un appel à la stabilité politique et à la concentration sur les préoccupations réelles des Sénégalais.
Senenewes.com
E-mail : maciteinfo@gmail.com; bawela1@gmail.com
Pour vos annonces, publi-reportages, etc., joignez-nous au (00228)91515309/79872224
www.macite.tg, L’information, la bonne !
