Le Réseau Afrique de l’Ouest pour la protection des enfants (RAO) définit son repositionnement stratégique à Lomé. La capitale togolaise abrite depuis ce 14 mai 2026, la réunion annuelle de ce mécanisme de coopération régionale pour la protection et la réintégration transnationale des enfants et jeunes migrants en difficulté.
Placée sous le thème : « Le RAO face aux nouveaux défis et opportunités : renforcer la protection transnationale des enfants et jeunes en situation de vulnérabilité », la rencontre réunit, dans un grand hôtel de Lomé, environ cinquante participants comprenant les Directeurs et Directrices en charge de la protection de l’enfance, les organisations membres du RAO, les partenaires techniques et financiers. Les concertations, qui durent trois jours, ont pour objectif de renforcer, notamment l’efficacité du RAO, sa durabilité et son ancrage dans les dynamiques régionales actuelles.
« Nous voulons passer en revue les résultats. C’est ce que nous appelons la revue des pairs. De 2024 à ce jour, qu’est-ce qui a été fait de façon concrète ? combien d’enfants et jeunes en mobilité ont été identifiés ? Combien ont pu bénéficier d’accompagnement, pour soit retourner dans leurs pays ou bien ont été accompagner sur le site, c’est-à-dire dans le pays où ils ont été identifiés. Quels sont les types de services dont ils ont bénéficié ? », a confié, lors de la cérémonie d’ouverture des travaux, M. Mack Chilé Adodo, coordonnateur national du RAO au Togo.

Dans l’agenda de cette revue annuelle, il est question d’analyser les mutations du contexte régional et leurs implications pour le RAO, d’évaluer les performances du réseau et identifier les leviers d’amélioration, de définir des orientations stratégiques et opérationnelles adaptées et de renforcer la cohérence et l’articulation des interventions entre pays.
En somme, le RAO cherche à renforcer les capacités des acteurs en Afrique de l’Ouest, pour soutenir les enfants et les jeunes nécessitant une réintégration transnationale de manière harmonisée.
« La question de la mobilité transnationale en Afrique de l’ouest est une question qui a déjà été résolu par nos grands empires, nos grands ensembles modernes et on a voulu faire SSI pour l’Afrique de l’ouest. C’est pourquoi le SSI Afrique de l’ouest est l’aboutissement finalement de ces valeurs et de cette notion de transnationalité que le SSI prône depuis sa naissance », a déclaré Dr Djibril Fall, Directeur du SSI-AO.
C’est le directeur de cabinet du ministère togolais en charge de la Protection de l’enfance, qui a présidé la cérémonie d’ouverture de ce rendez-vous. Dans son discours, Dr Masamaesso Minza, a relevé l’attention particulière qu’accorde le gouvernement togolais au sujet.

« Je tiens donc très solennellement à saluer la pertinence de la présente rencontre au cours de laquelle les travaux porteront non seulement sur le bilan des activités du réseau, mais également sur la définition des orientations stratégiques pour les années à venir ainsi que le renforcement du plaidoyer régional en faveur de la protection transnational des enfants et jeunes en situation de vulnérabilité », a-t-il déclaré.
À ce jour, plus de 18.000 enfants et jeunes, en mobilité, ont bénéficié de services de protection fournis par plus de 1.000 acteurs étatiques et non-étatiques membres du Réseau Afrique de l’Ouest, engagés dans des mécanismes de communication et de collaboration.
G. K.
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