Le système rhésus sanguin permet de classer les groupes sanguins en complément du système ABO. On distingue le rhésus positif, également noté Rh+, du rhésus négatif, noté Rh-. Si le partenaire est Rhésus positif (Rh+), les femmes ayant un groupe sanguin Rhésus B négatif (Rh-) sont exposées à un risque plus élevé de complications pendant leur grossesse.
Il est possible d’avoir comme complication incompatibilité Rhésus, en d’autres termes, si le bébé est Rh positif, les globules rouges du bébé peuvent infiltrer le système circulatoire de la mère lors de l’accouchement ou d’un avortement spontané. Ce qui pourrait provoquer la production d’anticorps anti-Rh, chez la mère.
Une autre complication possible est l’anémie hémolytique du nouveau-né. En cas de grossesse ultérieure, les anticorps anti-Rh maternels sont susceptibles de s’en prendre aux globules rouges du bébé Rh+, provoquant ainsi une anémie hémolytique.

Cette condition peut engendrer diverses complications graves, telles que la jaunisse, l’ictère nucléaire, ou encore le décès fœtal ou néonatal.
D’après Dr Dadoh Lavon, « le danger d’un avortement sans l’injection d’un anti D ne se manifeste pas immédiatement pour la femme ; il est plutôt lié aux grossesses futures si certaines mesures ne sont pas adoptées », a déclaré la directrice de la pharmacie des Apôtres à Akodessewa Lomé.
Prévention et thérapie
Afin d’éviter tout risque d’infertilité future, il est crucial que les femmes reçoivent une injection d’immunoglobuline anti-Rh (anti) suite à un accouchement, une fausse couche ou un avortement pour empêcher la formation d’anticorps anti-Rh.
Un suivi prénatal est nécessaire ; on surveille attentivement les femmes Rh- durant leur grossesse afin de repérer les indices d’une incompatibilité Rhésus. Si le nourrisson est touché, il pourrait avoir besoin d’une transfusion sanguine ou d’un soin pour l’anémie hémolytique.

Il est crucial que les femmes Rh- échangent avec leur médecin au sujet de leurs risques et respectent les conseils afin de réduire les complications.
« Il est nécessaire d’initier les enfants dès le collège, on doit leur faire saisir que le sexe n’est pas toujours favorable pour les filles. Elles doivent être très vigilantes pour ne pas tomber enceintes et chercher à se débarrasser de n’importe quelle manière », a insisté Aku Kodjo Chéritta, commerçante à Avedji, Lomé.
Dodo ABALO (In LE MEDIUM n°688 du 03 au 09 Février 2026)
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