L’Office Togolais des Recettes (OTR) vient de franchir un nouveau cap dans la modernisation et la sécurisation du commerce transfrontalier. Le mardi 1er septembre 2026, l’administration fiscale et douanière a officiellement lancé à Lomé la phase pilote du système de suivi électronique appliqué aux véhicules de transport de produits pétroliers en transit.
Cette mesure stratégique répond à un double enjeu. D’abord, optimiser la traçabilité des hydrocarbures à destination des pays de l’hinterland, et ensuite lutter efficacement contre le coulage d’essence et la fraude douanière.
En étendant la géolocalisation aux camions-citernes, l’OTR vise à sécuriser le parcours des cargaisons traversant le territoire national à destination du Burkina Faso, du Mali et du Niger.

Ce dispositif de tracking garantit, en effet, une meilleure maîtrise des risques associés au transport d’hydrocarbures, souvent exposés aux détournements de route, aux vols ou au dépotage clandestin.
Comment fonctionne le suivi électronique des camions-citernes ?
Déjà éprouvée avec succès depuis octobre 2022 sur le transport des marchandises diverses, la technologie déployée par l’OTR repose sur un processus rigoureux.
Selon les techniciens, avant tout départ, les informations clés (nature de la cargaison, immatriculation du véhicule, identité du chauffeur et itinéraire obligatoire) sont centralisées dans le système. Ceci permet, un suivi en temps réel, via la pose de balises électroniques, des puces GPS scellées, fixées directement sur les camions. Ainsi, les déplacements sont contrôlés depuis la salle de commandement de l’OTR, et par des patrouilles équipées de tablettes mobiles.
À la moindre anomalie (sortie d’itinéraire, arrêt suspect, tentative de forçage ou d’ouverture non autorisée du scellé), une alerte est immédiatement transmise aux équipes de contrôle.
Un partenariat gagnant pour l’État, les importateurs et les transporteurs
Loin d’être une simple contrainte administrative, le suivi électronique offre des bénéfices concrets à l’ensemble des acteurs de la chaîne logistique. En effet, pour l’Etat, la protection des recettes douanières est effective. On observe la réduction drastique de la concurrence loyale causée par le marché noir.

Pour les importateurs, il est question de s’assurer de la livraison intégrale des volumes commandés dans les délais prévus.
Ce système, il faut le dire, apporte une protection accrue d’abord des chauffeurs, puis des véhicules et de leur cargaison face aux risques sécuritaires le long des corridors routiers.
Avec cette phase pilote, le Togo réaffirme son engagement à bâtir un corridor logistique sécurisé, transparent et compétitif au service de l’intégration économique régionale.
La Rédaction
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