0 5 minutes 3 heures

Le Projet d’appui à l’insertion socioprofessionnelle des personnes handicapées au Togo (PAISPHT) est l’un des outils mis en place par les gouvernants pour une inclusion sociale des personnes confrontés aux handicaps. Initialement prévu pour une durée de trois ans (2023-2026), le projet a été prolongé d’une année supplémentaire en raison de retards dans la mobilisation des ressources financières. Cette extension permettra de poursuivre les activités jusqu’en 2027 et de combler les écarts constatés dans sa mise en œuvre.

L’investissement consenti, estimé à près d’un milliard de francs CFA, traduit également une volonté politique de structurer durablement cette inclusion. La mise en œuvre du projet a permis de mettre en apprentissage 576 personnes handicapées sur toute l’étendue du territoire. Cette performance a été rendue possible grâce à la réorientation de certaines activités de sensibilisation et de formation vers le financement de l’apprentissage des bénéficiaires. 515 bénéficiaires sur 750 ayant achevé leur formation ont déjà reçu des kits d’installation et sur le plan accessibilité, 80 rampes d’accès ont été construites dans les centres d’examen, sur les 100 prévues. S’agissant des technologies d’assistance, 303 équipements ont été acquis et distribués sur un objectif de 700.

En juin 2026, les autorités ont engagé une opération de distribution de kits de matériel d’installation professionnelle dans plusieurs régions du pays, sous la coordination du ministère de l’Action sociale. Le processus a débuté dans la région de la Kara, où 125 personnes en situation de handicap ont reçu des équipements complets adaptés à leurs activités professionnelles. Répartis entre 25 corps de métier, ces kits visent à favoriser l’accès au travail indépendant, à renforcer les capacités productives et à encourager la création de revenus durables.

Au-delà des outils de travail, l’initiative intègre une dimension d’accompagnement plus large. Pas moins de 180 technologies d’assistance ont été mises à disposition des bénéficiaires afin d’améliorer leur mobilité et de faciliter leur participation à la vie socioéconomique. Cette double approche, économique et fonctionnelle, traduit une compréhension plus globale des obstacles auxquels sont confrontées les personnes handicapées.

Selon le coordonnateur du projet, Tchèdjiko Noël Komadan, le PAISPHT a été conçu pour favoriser l’autonomisation économique des personnes handicapées, à travers la mise en apprentissage, l’installation des bénéficiaires ayant achevé leur formation, la construction de rampes d’accès dans les centres d’examen de fin d’apprentissage et l’acquisition de technologies d’assistance, notamment des fauteuils roulants, des tricycles, des béquilles et des cannes blanches.

A en croire le gouvernement, l’impact de ces actions dépasse largement le cadre matériel. « En donnant à ces citoyens les moyens de travailler, le programme transforme leur position dans la société. Il ne s’agit plus seulement d’assistance sociale, mais d’un véritable processus d’autonomisation », indique-t-on. Car, l’accès à un métier, même à petite échelle, permet de rompre avec la dépendance économique, de restaurer la confiance en soi et de renforcer la reconnaissance sociale.

Dans de nombreux cas, l’activité génératrice de revenus devient un levier de stabilité familiale. Elle permet de contribuer aux charges du foyer, d’accéder à une certaine sécurité financière et de participer, à son niveau, à la dynamique économique locale.

Mais l’un des effets les plus significatifs de ces actions reste moins visible : le changement de regard sur le handicap. En intégrant les personnes concernées dans des dispositifs productifs, la société évolue vers une perception moins assistancielle et plus participative. Le handicap n’est plus seulement perçu à travers le prisme de la vulnérabilité, mais aussi à travers celui des compétences, des savoir-faire et des contributions possibles à la vie collective.

Cette évolution est essentielle parce que l’inclusion ne se limite pas à l’accès aux équipements ou aux aides techniques. Elle repose aussi sur la capacité d’une société à reconnaître pleinement la place de chacun. À travers le PAISPHT et les initiatives similaires, le Togo engage ainsi un pas où l’insertion socioprofessionnelle devient un outil de dignité.

(In LE MEDIUM n°713 du 27Juillet au 0 » Août 2027)

@macite.tg        

E-mail : maciteinfo@gmail.com; bawela1@gmail.com

Pour vos annonces, publi-reportages, etc., joignez-nous au (00228)91515309/79872224

www.macite.tg, L’information, la bonne !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *