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Une part importante de l’activité économique nationale repose sur des micro-activités, des artisans, des commerçants ou des travailleurs indépendants de nos jours. Ces acteurs constituent la base du tissu économique. Plusieurs initiatives sont mises en place pour les intégrer progressivement dans un cadre plus structuré.

La structuration de l’économie informelle est nécessaire pour plusieurs raisons. D’abord, elle permet de protéger les acteurs économiques, en leur donnant accès à la sécurité sociale, au financement et à des outils de gestion adaptés.

Ensuite, elle facilite leur intégration dans le système légal et fiscal, réduisant les risques liés à l’activité non déclarée et créant un cadre stable pour la croissance. Aussi, elle offre une visibilité sur l’activité économique réelle du pays, ce qui permet à l’État de mieux planifier les politiques publiques, d’améliorer l’accès aux services et de stimuler l’investissement. Le point de départ de cette structuration passe par la fiscalité.

Des réformes fiscales qui posent les bases

La taxe professionnelle unique (TPU) simplifie l’enregistrement des micro-entreprises, longtemps restées invisibles au regard de l’administration fiscale. Parallèlement, la plateforme électronique « e-Impôt » permet de déclarer et de payer ses taxes en ligne, réduisant les obstacles et incitant les petits opérateurs à se formaliser.

Il est important de retenir que ces dispositifs ne se contentent pas de collecter des revenus pour l’État : ils instaurent un cadre légal clair, qui sert de fondation pour la formalisation et l’accompagnement des acteurs de l’informel.

Cette volonté de formalisation s’accompagne d’un assouplissement notable dans la création d’entreprises. Grâce à la modernisation du Centre de formalités des entreprises (CFE) et aux réformes du climat des affaires, 14.919 entreprises ont été créées en 2024. La dynamique s’est poursuivie en 2025 avec 14.202 nouvelles structures.

Ces chiffres traduisent une progression constante depuis six (06) ans, avec plus de 10.000 nouvelles entreprises chaque année, révélant l’engagement des autorités à transformer l’économie informelle en un tissu entrepreneurial solide et formalisé.

La microfinance, moteur de l’économie de proximité

Pour accompagner cette dynamique, l’inclusion financière joue un rôle clé. Les institutions de microfinance, par exemple, permettent aux micro-entrepreneurs d’accéder à des crédits, à l’épargne et à des solutions de financement adaptées à leurs besoins.

Au Togo, 4,69 millions de personnes bénéficient de services de microfinance, avec un encours de crédits total de 352,1 milliards de francs CFA, fin 2025.

La transformation numérique est également un levier puissant pour structurer l’économie informelle. Des programmes comme ProDigiT forment plus de 20.000 personnes, dont 7.200 femmes, à des compétences numériques et accompagnent la digitalisation de 250 petites entreprises. La Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI-Togo) a, en parallèle, lancé en 2023 le projet Lon’Kèlèw, visant à renforcer les capacités digitales de 500 entreprises, en partenariat avec Expertise France et l’Agence française de développement.

Cette transformation s’étend même à l’administration publique. Le lancement d’un portail national des services publics en ligne permet aux citoyens et aux entreprises de suivre leurs démarches et de régler leurs obligations sans se déplacer.

L’AMU, un filet de sécurité pour l’informel

La protection sociale complète ce dispositif. L’extension de l’assurance maladie universelle (AMU) aux travailleurs non-salariés constitue une avancée majeure. Désormais, commerçants, artisans, transporteurs et autres acteurs de l’informel peuvent accéder à une couverture santé adaptée, avec des cotisations flexibles et la possibilité d’inclure jusqu’à six (06) ayants droit. Grâce à une plateforme numérique, l’inscription est simplifiée, sécurisant à la fois les revenus et la santé des acteurs, et encourageant leur entrée dans un cadre formel.

Ainsi, l’économie informelle au Togo n’évolue plus en marge, mais progressivement sous un cadre structuré et coordonné. Fiscalité simplifiée, formalisation des entreprises, microfinance, digitalisation et protection sociale se combinent pour offrir aux micro-entrepreneurs un environnement sécurisé, organisé et performant.

La Rédaction

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