C’est l’une des avancées qui transforment le visage de la nation : le recul de la mortalité infantile. Une baisse qui illustre la qualité des programmes nationaux destinés à protéger les enfants et à leur donner les moyens de s’inscrire dans l’avenir du pays.
Selon les Nations unies, le taux de mortalité infantile serait passé de 41,4 décès pour 1.000 naissances vivantes en 2023 à environ 39,1 ‰ en 2026.
Il s’agit ici d’une évolution qui prend toute sa dimension lorsqu’on la replace dans le temps. En 1960, ce taux atteignait 134,3 ‰. L’écart est abyssal.
Bon élan de la santé publique
Le recul de la mortalité infantile doit sa survenance aux progrès accomplis dans le domaine de la santé. L’amélioration de la prise en charge des grossesses, l’accès accru aux soins prénatals et postnatals, la vaccination ainsi que la lutte contre les maladies infectieuses modifient profondément les perspectives de survie des nouveau-nés.

Chaque consultation prénatale, chaque accouchement sécurisé, chaque campagne de vaccination contribue à réduire les risques qui pesaient autrefois lourdement sur les premières années de vie. De plus, les infrastructures sanitaires se rapprochent des populations, les compétences se renforcent et les dispositifs de prévention gagnent en efficacité.
Ce sont là des victoires patientes, construites dans la durée, qui permettent aujourd’hui d’offrir aux enfants togolais un départ dans la vie plus sûr et plus digne.
Impact direct sur la dynamique démographique
La baisse de la mortalité infantile agit comme un facteur structurant de la transition démographique. Lorsque les familles ont davantage confiance dans la survie de leurs enfants, les comportements évoluent progressivement.
Cette confiance nouvelle tend à réduire le recours à des naissances nombreuses, autrefois perçues comme une forme d’assurance face à l’incertitude. Elle accompagne ainsi, de manière naturelle, la baisse de la fécondité observée ces dernières années.
Le pays s’engage ainsi dans une transformation équilibrée de sa structure démographique, où la qualité de la vie prend progressivement le pas sur la quantité des naissances.

Au-delà des dynamiques démographiques, le recul de la mortalité infantile constitue un puissant vecteur d’émergence du Togo. Une population en meilleure santé dès les premiers instants de la vie est une population qui, à terme, apprend mieux, travaille mieux et contribue davantage au développement. Chaque enfant sauvé représente un potentiel humain préservé. À l’échelle nationale, c’est donc un capital humain renforcé, capable de soutenir la croissance économique, d’innover et de s’adapter aux mutations du monde contemporain.
Les familles voient ainsi leur stabilité renforcée. Moins exposées aux drames liés à la perte d’un enfant, elles peuvent consacrer davantage de ressources à l’éducation, à la santé et au bien-être de ceux qui grandissent. Cela favorise l’émergence d’une société plus résiliente.
Samir B.
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