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Le Togo a affiché son ambition de doubler la production nationale (de 25.000 tonnes à 50.000 tonnes) à l’horizon 2030 et d’accroître la transformation nationale qui devrait atteindre un volume de 20.000 tonnes, soit une augmentation de 40 %.

Cet objectif est de procurer des revenus décents aux producteurs, d’assurer une répartition juste et équitable des revenus, d’améliorer la productivité et la qualité du café, de mobiliser des investissements conséquents dans le secteur et de promouvoir les initiatives entrepreneuriales des jeunes et des femmes sur toute la chaine de valeur de la filière.

Au Togo, la priorité demeure l’amélioration durable des conditions de vie des producteurs et la rentabilité de la filière pour l’ensemble des acteurs de la chaîne, pour une caféiculture professionnalisée, compétitive et performante, créatrice de richesses et d’emplois décents, en particulier en milieu rural.

Prise de décret

Le Conseil des ministres a adopté le décret portant approbation du nouvel accord de l’organisation interafricaine du café (Oiac), adopté le 20 novembre 2020 à Accra. L’Organisation interafricaine du café (Oiac) a été créée le 07 décembre 1960 pour assurer le bon fonctionnement du secteur, dont l’importance demeure notable dans l’économie des pays producteurs.

Le 20 novembre 2020, un nouvel accord a été adopté en remplacement de celui de 1960 et de ses modifications successives. « Le présent décret permet à notre pays d’approuver ce nouveau texte qui va faciliter l’adoption de stratégies appropriées pour soutenir la production, la transformation et le commerce intra-africain du café, ainsi que la promotion de la consommation nationale dans les États producteurs », lit-on dans un communiqué des conseils de ministres.

Le Conseil des ministres a aussi adopté le décret portant approbation de l’accord international de 2022 sur le café, adopté le 09 juin 2022 à Bogota. Le Togo est également membre de l’Organisation Internationale du café (Oic), créée en 1962. L’accord international a été plusieurs fois révisé et le nouvel accord a été adopté le 09 juin 2022, pour permettre à l’organisation de rechercher de nouveaux moyens et ressources pour développer davantage l’industrie du café, lutter contre les maladies qui s’attaquent à cette culture et contre les changements climatiques.

« L’approbation du nouvel Accord par le Togo ouvre la voie à l’adoption de stratégies appropriées en vue de soutenir la production, la commercialisation, la transformation et la consommation locale du café, d’une part et, d’autre part, d’améliorer les conditions de vie et de travail des producteurs à travers l’accroissement des exportations », indique le Gouvernement.

Il faut rappeler que le 25 octobre 2024 dernier a eu lieu à Kpalimé, le lancement de la campagne 2024-2025 de commercialisation du café et du cacao. Tous les acteurs, à savoir les producteurs, acheteurs, contrôleurs de produits et exportateurs, ont été appelés à unir leurs efforts pour la professionnalisation progressive des chaînes de valeur des produits et pour qu’ensemble, ils assurent dans le respect des dispositions convenues, un bon déroulement dans la transparence et une bonne traçabilité des diverses transactions de la campagne.

Au cours de la campagne 2023-2024, les actions fortes, entreprises par le Ccfcc, se traduisent, en dehors du processus de l’élaboration et d’adoption des plans de développement, par l’organisation d’un atelier pour l’élaboration d’une stratégie en vue de réduire l’écart entre le revenu actuel et le revenu vital du producteur. Ces dernières années la production a connu une hausse significative sous l’effet conjugué des politiques publiques et des apports du secteur privé. Elle est passée de 21 316 tonnes en 2019 à 27 336 tonnes en 2023, soit une progression de 28,24 %.

A côté du cacao, Le café est l’une des cultures de rente qui procurent des devises importantes dans le secteur agricole. Ils contribuent à la formation de 1,4 % de la richesse nationale (Pib) et de 5,5 % du secteur agricole. Ces deux cultures représentent une principale source de revenu des ménages agricoles dans les zones de production.

Le café et cacao sont cultivés par près de 40.0000 producteurs, pour une superficie de 45.117 hectares de café et 27.645 hectares de cacao (Dsid, 2023). Ces productions se font dans huit (8) Préfectures du pays, situées dans les régions des Plateaux et de la Centrale.

(In LE MEDIUM n°631 du 12 au 18 Novembre 2024)

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