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Cette année, les ministères engagés dans la budgétisation sensible au genre au Togo ont été revus à la hausse. Les besoins sont nombreux, il faut alors apprêter les ministères pour que leurs actions touchent le plus grand nombre de personnes.

Les ministres concernés comptent 22.030 femmes sur un total de 89.703 agents publics. Cela représente environ 24,5 % des effectifs. Dans les postes de prise de décision, les femmes occupent 3.873 fonctions de responsabilité sur 16.551 cadres prévus, soit 23,40 %.

Ces chiffres racontent une réalité, celle d’une administration publique en transition, où la présence féminine devient visible dans les sphères de pouvoir.

En l’espace de quelques années seulement, le nombre de ministères engagés dans le processus est passé de quelques-uns et quasiment tous.

Les femmes ont leur mot à dire

La présence de près d’un quart de femmes dans les effectifs globaux traduit une évolution positive. Elle montre que l’administration publique togolaise n’est plus exclusivement masculine et que les politiques d’inclusion, notamment à travers la budgétisation sensible au genre, produisent des effets concrets sur la composition du personnel de l’État.

Tout de même, la progression quantitative ne doit pas masquer une autre réalité : la persistance d’un déséquilibre dans l’accès aux responsabilités. Avec 23,40 % des postes de décision occupés par des femmes, leur représentation dans les sphères d’influence reste légèrement inférieure à leur poids dans l’administration, une situation qui devrait évoluer d’ici quelques années, grâce à la politique encourageante promue par les dirigeants.

Cependant, il serait réducteur de ne voir dans ces chiffres qu’une stagnation. Leur évolution témoigne aussi d’un mouvement de fond. L’intégration du genre dans la budgétisation publique signifie que la question n’est plus périphérique, mais progressivement intégrée dans les mécanismes de planification et de gestion des ressources humaines de l’État.

Vers une meilleure représentativité

Les résultats de 2026 peuvent être lus comme une étape intermédiaire. L’administration publique togolaise avance vers une meilleure représentativité, bien que le chemin vers une parité effective dans la prise de décision reste encore long, comme dans beaucoup d’autres pays qui sont néanmoins dépassés par le Togo dans les efforts.

En somme, ces données de l’année en cours sont significatives d’une dynamique ambivalente : des progrès visibles dans l’inclusion, mais une persistance des déséquilibres qui tendent tout de même à disparaître. L’avenir de la budgétisation sensible au genre dépendra de sa capacité à franchir ce dernier seuil : celui du pouvoir décisionnel partagé et le Togo s’y donne.

Omar A.

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