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L’exécutif togolais a adopté une série de décrets historiques pour moderniser la gestion de ses infrastructures. Avec la création de l’AGEROUTE, de la SONAFIR et du BEIT, le pays pose les bases d’une gouvernance routière plus agile, mieux financée et résolument tournée vers l’expertise locale.

Une refonte institutionnelle d’envergure pour les grands travaux

Réuni en Conseil des ministres sous la présidence de Faure Essozimna Gnassingbé, le pouvoir exécutif togolais a acté une transformation profonde de l’action publique. Face aux défis croissants de connectivité et de modernisation, le Togo fait le choix de la spécialisation et de la séparation claire des responsabilités.

Cette restructuration globale donne naissance à trois nouvelles entités stratégiques :

– L’AGEROUTE TOGO : Agence des travaux et de gestion des routes du Togo, 

– La SONAFIR : Société nationale de financement routier,

– Le BEIT (Bureau d’études et d’ingénierie du Togo)

Mieux piloter et mieux financer : Le duo AGEROUTE – SONAFIR

L’ambition de cette réforme repose sur un double objectif : optimiser la conduite des chantiers et sécuriser les enveloppes budgétaires.

AGEROUTE : Fin des retards et des surcoûts

Jusqu’ici, le secteur souffrait d’une dispersion des responsabilités institutionnelles, entraînant régulièrement des retards d’exécution et des surcoûts financiers. Désormais, l’AGEROUTE prend les commandes en tant que maître d’ouvrage délégué.

De la conception à l’exécution, l’Agence apportera l’expertise technique nécessaire pour garantir l’efficacité de chaque investissement routier.

SONAFIR : Vers de nouveaux mécanismes de financement

Pour soutenir cette dynamique, la SONAFIR succède à la SAFER (Société autonome de financement de l’entretien routier), en place depuis 2012. Face à des besoins de financement en forte hausse, la SONAFIR bénéficie de prérogatives élargies. Elle aura pour mission de diversifier les instruments financiers, de développer des partenariats stratégiques publics-privés, et enfin optimiser la mobilisation des ressources pour l’entretien du patrimoine routier national.

BEIT : Valoriser l’ingénierie et l’expertise togolaise

L’autre grand tournant de cette réforme est la création du Bureau d’études et d’ingénierie du Togo (BEIT). Les diagnostics sectoriels ont mis en lumière une trop grande dépendance vis-à-vis d’aides techniques étrangères, souvent coûteuses et déconnectées des réalités à long terme du pays, ainsi qu’un manque de capitalisation du savoir-faire local.

Le BEIT corrigera ce déséquilibre en assurant la maîtrise d’œuvre et le contrôle technique des investissements publics. Fait notable : cette structure pourra également accompagner les institutions privées dans la planification et la conception de projets d’envergure.

Bientôt un guichet unique pour protéger le patrimoine public

En parallèle, le Conseil des ministres a examiné en première lecture un projet de décret portant sur la création d’un guichet unique des infrastructures.

Alors que le Togo accélère simultanément ses investissements dans les télécommunications, l’eau, l’énergie, le gaz et les routes, ce guichet unique permettra de mieux coordonner l’action des différents opérateurs sur le terrain, et protéger efficacement le réseau et les infrastructures existantes lors de nouveaux chantiers.

« Nous poursuivons, avec responsabilité et détermination, les réformes engagées afin de renforcer l’efficacité de l’action publique et d’améliorer durablement les conditions de vie de nos concitoyens », a réaffirmé le Chef de l’exécutif, Faure Essozimna Gnassingbé.

Avec cette feuille de route ambitieuse, le Togo se dote d’un écosystème moderne et souverain, prêt à transformer durablement le paysage de ses travaux publics.

MC

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