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La 11ème Conférence des Nations Unies sur les océans s’est tenue du 16 au jeudi 18 juin dernier, dans la capitale kényane. Placée sous le thème : « Notre océan, notre patrimoine, notre avenir », cette rencontre internationale majeure a réuni les décideurs mondiaux, dont une délégation togolaise, autour de l’urgence climatique et de la sauvegarde des écosystèmes marins.

Au cœur des débats à Nairobi, la délégation togolaise a tenu à valoriser les réformes et les efforts entrepris à l’échelle nationale. Le Togo s’illustre particulièrement par l’intégration systématique de la préservation des écosystèmes marins dans ses politiques publiques.

L’approche togolaise repose sur un équilibre crucial : allier la protection de la biodiversité et le soutien aux populations côtières, dont la survie économique dépend directement des ressources de la mer.

L’un des grands chantiers actuels du pays reste la mise en place de zones stratégiques de conservation. « L’un des buts de la participation du Togo à cette rencontre est de mieux cerner les enjeux internationaux liés à la protection des océans, afin d’intégrer les préoccupations des communautés riveraines dans la création d’aires marines protégées au Togo. », a expliquéAnthe Komi, directeur général de l’Office de Développement et d’Exploitation des Forêts (ODEF) et membre de la délégation togolaise.

Notons que ces dernières années, Lomé a intensifié ses actions pour encadrer les activités côtières et freiner la dégradation de son littoral. Face aux nouveaux défis, l’exécutif togolais multiplie les initiatives réglementaires et concrètes pour garantir une gestion durable de ses ressources halieutiques.

Une dynamique qui s’inscrit dans la lignée des récentes déclarations du ministre en charge de l’Économie maritime, Edem Tengue, qui rappelait notre responsabilité collective lors de la célébration de la Journée mondiale de l’océan, le 8 juin dernier.

« Réimaginer l’océan, ce n’est pas le contempler, c’est le sauver. Ce n’est pas en parler, c’est l’habiter autrement. C’est cesser de le considérer comme un héritage inépuisable et commencer à le traiter comme ce qu’il est : un bien commun de l’humanité, fragile, dont nous sommes les dépositaires devant les générations à venir. », avait-il soutenu.

Notons qu’en portant cette voix à Nairobi, le Togo réaffirme qu’il ne se contente plus de subir les effets du dérèglement climatique, mais s’impose comme un acteur proactif pour léguer un patrimoine maritime viable aux générations futures.

Mabé B.

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