Le paludisme est l’une des maladies les plus graves et potentiellement mortelles au monde. Lorsqu’il attaque la femme enceinte, il est encore plus dangereux, constituant un risque majeur pour elle et son fœtus, car la grossesse réduit l’immunité, rendant la future mère plus vulnérable aux formes graves, à l’anémie sévère, aux fausses couches, aux accouchements prématurés et à une faible naissance. Le Togo veille à prévenir cela.
Selon les données du Plan stratégique national de lutte contre le paludisme 2023–2026, le paludisme reste très présent au Togo dans toutes les régions du pays. La maladie circule beaucoup et s’aggrave surtout pendant la saison des pluies, lorsque les moustiques se multiplient davantage. En 2022, le paludisme représentait encore 60 % des motifs de consultation dans les formations sanitaires. Les enfants de moins de cinq ans constituaient 34 % des cas et près de 65 % des décès liés à la maladie, ce qui en fait la principale cible de cette campagne vaccinale.
Le pourcentage de femmes enceintes ayant bénéficié des trois doses du traitement préventif intermittent contre le paludisme ces dernières années est relativement stable. Le traitement préventif intermittent (TPI) est l’administration d’une dose complète d’antipaludiques à une population à risque (grossesse, nourrissons) à des intervalles réguliers, que la personne soit infectée ou non.

Principalement utilisé en Afrique, il vise à prévenir le paludisme, l’anémie et le faible poids à la naissance, via des molécules comme la sulfadoxine-pyriméthamine.
Le pourcentage de femmes enceintes ayant bénéficié de l’initiative en 2024 est de 68,0 %. En 2025, il est légèrement monté à 68,1 %. Cette année (2026), les autorités sanitaires le projettent à 70 %. À travers cette évolution graduelle se lisent une consolidation et un renforcement des efforts, où chaque point gagné représente une lutte supplémentaire pour protéger la mère et l’enfant.
Le paludisme étant un mal à ne pas côtoyer, le traitement préventif intermittent, administré au cours de la grossesse, constitue une réponse éprouvée à ce risque. Il réduit la charge parasitaire, prévient les complications et sécurise le déroulement de la grossesse. Le passage de 68,0 % à 68,1 % entre 2024 et 2025 peut sembler marginal. Pourtant, dans le domaine de la santé publique, où les marges de progression deviennent plus étroites à mesure que la couverture s’élargit, chaque amélioration revêt une importance particulière.
La projection à 70 % en 2026 confirme cette tendance. Elle indique que les efforts engagés portent leurs fruits et que le système de santé poursuit son travail d’extension de la couverture.
Les chiffres sont portés par d’autres réalisations, comme le renforcement des consultations prénatales, la disponibilité accrue des médicaments, la sensibilisation des communautés et l’amélioration de l’accès aux structures de santé.
Atteindre une couverture élevée en matière de traitement préventif intermittent implique de surmonter plusieurs obstacles. L’accès régulier aux soins prénatals, la continuité du suivi médical, l’adhésion des patientes aux protocoles thérapeutiques et la disponibilité des intrants sont autant de facteurs déterminants.
Dès lors, chaque femme enceinte ayant reçu les trois doses du traitement préventif intermittent bénéficie d’une protection renforcée contre le paludisme. Cette protection s’étend également à l’enfant à naître, contribuant à améliorer les indicateurs de santé néonatale.

Il faut rappeler que depuis Septembre 2025, septembre 2025, le vaccin antipaludique R21/Matrix-M a été introduit au Togo, à l’échelle nationale. Ce tournant stratégique vise à renforcer les efforts de lutte contre cette maladie endémique, l’un des principaux fardeaux sanitaires du pays, en particulier chez les enfants de moins de cinq ans.
Pour le gouvernement, l’introduction du vaccin antipaludique au Togo constitue une avancée historique dans la lutte contre cette maladie endémique. Elle ouvre une nouvelle ère de protection pour les enfants de moins de cinq ans, qui représentent la tranche d’âge la plus vulnérable et la plus affectée. Ce vaccin apporte un espoir concret : réduire considérablement les cas graves et les décès liés à la maladie, et ainsi sauver des milliers de vies chaque année.
(In LE MEDIUM n°101 du 05 au 11 Mai 2026)
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