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La démographie togolaise raconte une histoire singulière, celle d’un territoire largement foulé par les jeunes, celle d’une jeunesse foisonnante et dynamique, constituant à la fois une richesse inépuisable et une responsabilité majeure.

La jeunesse représente un potentiel immense, mais appelle également à une anticipation lucide des défis à venir. Le pays demeure profondément marqué par cette couche de la population. En 2023, l’âge médian s’établit à 18,1 ans, révélant une réalité saisissante : une personne sur deux a moins de 18 ans.

Une transition progressive vers l’âge actif

Dans le même temps, la structure de la population évolue avec subtilité. La part des 15-64 ans, qui correspond à la population en âge de travailler, s’inscrit dans une progression continue. Elle représente 54 % en 2023, avoisinerait 55,5 % en 2026 et pourrait atteindre près de 58 % à l’horizon 2030.

Ces chiffres symbolisent la transformation en marche, le pays entrant progressivement dans une phase où la proportion de personnes actives s’accroît par rapport à celle des dépendants. Ce basculement, s’il est accompagné avec discernement, ouvre la voie à ce que les économistes nomment le dividende démographique.

Le dividende démographique, une promesse à saisir

L’élargissement de la population en âge de travailler constitue une opportunité rare dans la trajectoire d’une nation. Il offre la possibilité d’accélérer la croissance économique, d’accroître la productivité et de renforcer les capacités d’innovation.

Une population active plus nombreuse peut générer davantage de richesses, soutenir les systèmes sociaux et contribuer à l’essor des investissements. Elle peut également dynamiser les marchés intérieurs, stimuler la consommation et favoriser l’émergence d’un tissu entrepreneurial plus dense.

Mais cette promesse n’est pas automatique. Elle repose sur une condition essentielle : la capacité du marché du travail à absorber ces nouvelles cohortes.

Le défi de l’emploi et de la formation

Chaque année, des milliers de jeunes togolais franchissent le seuil de l’âge actif, porteurs d’ambitions, de compétences et d’aspirations. Leur intégration dans le monde du travail constitue l’un des enjeux majeurs des années à venir.

Cela suppose de renforcer les systèmes éducatifs et de formation afin d’adapter les compétences aux besoins réels de l’économie. C’est ce à quoi s’emploient les Instituts de formation en alternance pour le développement (Ifad), entre autres.

Ils stimulent la création d’emplois dans les secteurs porteurs (élevage, bâtiment, énergies renouvelables, etc.), encouragent l’entrepreneuriat et modernisent les secteurs productifs.

Au-delà des considérations économiques, la jeunesse togolaise porte en elle une capacité de transformation sociale remarquable. Elle est vectrice de nouvelles idées, de nouvelles pratiques et d’une énergie créative qui irrigue tous les secteurs de la vie nationale.

Omar A.

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