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L’accès à l’eau potable est si important pour le président du Conseil, Faure Gnassingbé, qu’il en a fait une priorité. À travers des investissements structurants et un plan d’extension du réseau, le gouvernement fait des stations de traitement d’eau potable un moyen pour améliorer les conditions de vie des populations.

À l’état brut, l’eau puisée dans les fleuves, les nappes ou les lagunes est loin d’être sans risque. Elle peut contenir des bactéries, des virus, des déchets domestiques ou encore des polluants chimiques comme les pesticides et les métaux lourds.

Sans traitement, cette eau constitue un vecteur direct de maladies telles que le choléra, la typhoïde ou diverses infections diarrhéiques.

Une transformation indispensable pour la santé

C’est précisément pour rompre la chaîne de contamination que les stations de traitement interviennent. Grâce à des procédés combinant filtration, désinfection et contrôles de qualité rigoureux, elles rendent l’eau potable et sûre.

Ce travail en amont permet non seulement de prévenir les maladies hydriques, mais aussi de garantir un approvisionnement continu, indispensable au bon fonctionnement des services sociaux et des activités économiques.

Cacavéli, cœur du dispositif national

Dans le Grand Lomé, la station de traitement de Cacavéli incarne concrètement cette ambition publique. Avec une capacité d’environ 50.000 m3 d’eau traités chaque jour, elle alimente près de 3 millions d’habitants. Face à la croissance démographique et à l’expansion urbaine, des projets sont en cours pour augmenter cette capacité de 25.000 m3 supplémentaires.

L’État a renforcé les capacités de cette infrastructure en 2023 avec la mise en service d’un laboratoire moderne de contrôle de la qualité de l’eau. Financé à hauteur de 2 milliards de francs CFA par l’AFD et l’Union européenne, cet équipement permet désormais d’effectuer localement des analyses avancées, notamment sur les métaux lourds et les eaux usées industrielles, contribuant ainsi à une meilleure sécurisation de l’eau distribuée.

Un système national structuré et diversifié

Le Togo dispose de plusieurs centres de production d’eau potable, notamment à Atakpamé, Sokodé, Kara et Dapaong. L’ensemble de ces installations est exploité par la TdE qui assure la production, la distribution et la maintenance du réseau.

Cependant, le modèle togolais ne repose pas uniquement sur de grandes infrastructures centralisées. Il s’appuie également sur un maillage de stations décentralisées et de systèmes d’adduction adaptés aux réalités locales. Cette organisation hybride permet d’étendre l’accès à l’eau potable au-delà des grands centres urbains, en touchant des zones rurales et périurbaines souvent éloignées des réseaux classiques.

Solutions concrètes au plus près des populations

Les réalisations récentes à Agou et à Blitta illustrent cette volonté d’adaptation. À Agou, une station de traitement d’une capacité de 1.700 m3 par jour a été mise en place, associée à un réseau complet comprenant des pompes, un réservoir et plus de 12 kilomètres de conduites.

La construction de bornes-fontaines permet par ailleurs un accès direct à l’eau pour les populations. À Blitta, un système similaire a été déployé, combinant forages, réservoirs et réseaux de distribution. Ces infrastructures ont mobilisé environ 13 milliards de francs CFA d’investissement.

Dans les zones plus rurales, des stations de plus petite taille complètent le dispositif. Celle de Gapé-Kpédzi, par exemple, dessert plus de 3.000 habitants grâce à une technologie basée sur la filtration lente sur sable et l’énergie solaire. D’un coût de 104,6 millions de francs CFA, elle illustre une approche efficace et durable pour les communautés locales.

Résultats visibles et mesurables

En une décennie, le taux d’accès à l’eau potable est passé de 47,66 % en 2014 à environ 72 % en 2025. Une progression significative qui s’accompagne d’une baisse des maladies liées à l’eau et d’une amélioration des conditions de vie.

Cette dynamique est renforcée par des projets structurants comme le Programme d’aménagement de la sécurité hydrique en milieu urbain (Pash-Mut). Lancé en 2023, il prévoit notamment la réalisation de 200.000 nouveaux branchements, l’extension du réseau dans plusieurs localités périphériques de Lomé et une réduction des pertes d’eau dans le réseau, passant de 40 % à 20 %. À terme, des milliers de nouveaux ménages bénéficieront d’un accès direct à l’eau potable.

Au fil des années, les stations de traitement d’eau s’imposent ainsi comme des infrastructures stratégiques, au croisement des enjeux sanitaires, sociaux et économiques. Invisibles pour beaucoup, elles n’en demeurent pas moins essentielles : elles garantissent, chaque jour, un accès sécurisé à une ressource sans laquelle aucun développement durable n’est possible.

La Rédaction

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