La dynamique de l’inclusion financière au Togo connaît une nouvelle impulsion. L’heure est au bilan et la hausse des crédits octroyés par le Fonds national de la finance inclusive en faveur des activités génératrices de revenus frappe l’œil. Elle marque une étape significative dans la consolidation d’une économie plus participative et résiliente.
Les volumes de financement alloués aux bénéficiaires connaissent une progression notable. Cette augmentation reflète non seulement la confiance renouvelée des autorités dans le mécanisme, mais aussi la capacité des bénéficiaires à honorer leurs engagements.
Dans les marchés, les ateliers, les exploitations agricoles et les petites unités de transformation, les effets de cette hausse se font déjà sentir. Les commerçantes renforcent leurs stocks et diversifient leurs produits. Les artisans investissent dans du matériel plus performant. Les producteurs agricoles améliorent leurs rendements grâce à l’acquisition d’intrants et d’équipements adaptés. Chaque financement supplémentaire ouvre la voie à une montée en puissance des activités.

Un fort développement à la base
Au titre de l’année 2025 seulement, un total de 34 006 crédits a été octroyé aux Togolais par le FNFI, mécanisme très actif depuis 2014. Parmi ces crédits, 33 213 sont consacrés aux activités génératrices de revenus (AGR).
Dans le détail, 791 crédits ont été accordés au profit des très petites et moyennes entreprises (TPME) et deux prestataires de services financiers ont été refinancés, pour un montant global de plus de 4,12 milliards de francs CFA. Une forte concentration est observée dans la région des Savanes. Les habitants de cette zone septentrionale ont bénéficié de 42,2 % des crédits, soit 14 360 prêts qui les ont aidés à prospérer dans leurs activités.
Cette progression des crédits favorise, à n’en point douter, l’essor de l’entrepreneuriat féminin et juvénile. Les femmes transforment ces ressources en opportunités concrètes d’autonomisation. Les jeunes trouvent dans ces financements un tremplin pour concrétiser leurs projets et s’engager dans l’auto-emploi. La hausse des crédits devient ainsi un instrument de lutte contre la précarité et le chômage.
Impact macroéconomique
Au-delà des trajectoires individuelles, l’impact macroéconomique mérite d’être souligné. En injectant davantage de ressources dans les circuits économiques locaux, le FNFI stimule la consommation, renforce la production et encourage la formalisation progressive des activités.

Cette circulation accrue de capitaux contribue à dynamiser les territoires et à consolider la base productive nationale. La hausse des crédits pour l’expansion des AGR témoigne par ailleurs de la solidité du modèle. L’accompagnement en éducation financière et le suivi rapproché des bénéficiaires favorisent une culture de remboursement responsable.
L’augmentation des crédits du FNFI consacrés aux activités génératrices de revenus symbolise donc la volonté de bâtir une croissance inclusive, où chaque initiative, même modeste, peut devenir un moteur de prospérité.
(In LE MEDIUM n°695 du 23 au 30 mars 2026)
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