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Au sortir du séminaire gouvernemental, tenu les 7 et 8 avril dernier, l’exécutif togolais était appelé à changer de fusil d’épaule, vu que la Feuille de route gouvernementale (FRG) 2020-2025, structurée autour de trois (3) axes stratégiques majeurs, déclinés en quarante-deux (42) projets et réformes prioritaires, et dix (10) ambitions, était arrivé à terme. A l’heure du bilan, sur les 211 activités programmées, 136 activités ont été intégralement réalisée, et 75 activités sont en cours de réalisation. Soit un taux global d’exécution de 68, 79%, ceci dans un contexte marqué par les bouleversements économiques et sociaux majeurs, liés à l’irruption de la pandémie de la Covid-19, au déclenchement de la guerre en Ukraine, ainsi qu’à la menace sécuritaire dans la sous-région ouest africaine.

Au niveau du suivi de la mise en œuvre des réformes dans les ministères et institutions de l’Etat contenues dans cette Feuille de route gouvernementale, le rapport de mise en œuvre des réformes au second semestre 2025, a été rendu public. Ainsi, à fin décembre 2025, sur les 211 activités programmées, 136 activités ont été intégralement réalisée, et 75 activités sont en cours de réalisation. Le taux moyen d’exécution physique atteint un niveau élevé de 86,05%, traduisant une progression tangible des actions prévues.

Mais quelle est la situation de la mise en œuvre des réformes en lien avec la Décentralisation et la déconcentration de l’Etat (R5) ?

En 2025, le Togo a poursuivi la promotion de la gouvernance locale, inscrite parmi ses priorités pour rapprocher l’administration centrale des citoyens et renforcer l’efficacité du service public. Sur le plan juridique et stratégique, le gouvernement a actualisé la Politique Nationale de Décentralisation (PoNaD) 2025-2034, adoptée par décret en conseil des ministres le 24 décembre 2025. Ce document est accompagné d’un Plan d’Action Quinquennal Budgétisé (PAQB) 2025-2030, évalué à 55,493 milliards FCFA, destiné à assurer une meilleure cohérence entre les politiques sectorielles et les priorités locales.

Dans le cadre du Fonds d’Appui aux Collectivités Territoriales (FACT), des efforts ont été déployés pour améliorer la prévision et l’efficacité des transferts financiers, avec une subvention portée à 9,5 milliards FCFA pour les communes et une dotation nouvelle de 4 milliards pour les régions en 2025. Ces transferts visent à renforcer l’autonomie financière des collectivités et à soutenir la mise en œuvre des projets locaux. Le renforcement des capacités des acteurs locaux a également constitué une priorité.

 L’Agence Nationale de Formation des Collectivités Territoriales (ANFCT) a organisé neuf sessions de formation dans le cadre du Plan National de Formation Pluriannuel, touchant 349 acteurs régionaux (dont 100 femmes) et 465 acteurs municipaux (dont 140 femmes). Les thématiques abordées ont porté sur les fondamentaux de la décentralisation, les finances locales, la commande publique, l’exercice de la tutelle, la gestion des ressources, le leadership territorial et la rédaction administrative.

Par ailleurs, le Collectif des Associations Contre l’Impunité au Togo (CACIT), avec l’appui de l’Ambassade des Etats-Unis, a formé 20 acteurs de la société civile à Atakpamé et Kara sur la démocratie participative, les droits humains et le budget citoyen, dans le cadre du projet Actions citoyennes pour l’amélioration de la gouvernance.

Sur le plan institutionnel, des affectations ont été réalisées pour rendre opérationnels les conseils régionaux : 23 agents ont été mis à disposition, 71 ont été affectés dans les préfectures et 23 dans les gouvernorats. Ces déploiements proviennent du concours général de 2022 et des diplômés du cycle III de l’ENA, spécialisés dans la gestion des collectivités locales, afin de renforcer le contrôle de légalité et l’accompagnement des collectivités.

Dans le cadre de la planification territoriale pour un développement local efficace, le gouvernement a poursuivi l’accompagnement des collectivités territoriales en leur dotant d’outils stratégiques qui leur permettent de définir leurs objectifs et actions prioritaires envisagées. Il s’agit notamment des plans de développement pour les communes et un guide national d’élaboration d’un plan de développement régional pour les régions.

Ainsi, huit (08) communes dont deux (02) sont co-financées par le PNUD et le gouvernement, cinq (05) par la coopération allemande à travers la GIZ et une autre par la commune de Golfe 1, sont dans le processus de leur planification locale. Il s’agit des communes de l’Oti 1, Doufelgou 1, Bassar 1, Assoli 3, Mô 1, Sotouboua 2, Amou 2 et Wawa 1. Ce qui a permis de porter le nombre de communes disposant d’un plan de développement à 71 sur les 117 que compte le Togo.

En plus, le guide national d’élaboration d’un plan de développement régional à l’endroit des acteurs régionaux est élaboré. Validé officiellement le 27 janvier 2026, ce guide constitue un référentiel devant encadrer la planification régionale conformément aux principes de la décentralisation et au processus de développement harmonieux, inclusif, résilient et équilibré des territoires en tenant compte de leurs spécificités, des priorités nationales et des principes de bonne gouvernance.

Pour 2026, les perspectives portent sur la formation des élus locaux nouvellement installés et l’adoption de textes réglementaires précisant les modalités de mise en œuvre des compétences partagées entre l’Etat et les communes, notamment dans la création et gestion des centres communautaires, la gestion durable des ressources forestières et halieutiques, ainsi que le développement économique local.

(Avec LE MEDIUM n°699 du 21 au 27 Avril 2026)

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