Le rapport « Women Business and Law/“Les Femmes, l’Entreprise et le Droit », Edition 2026 de la Banque Mondiale est enfin disponible. Après sa publication à Washington fin février dernier, ledit rapport a été officiellement présenté à Lomé, le samedi 28 mars 2026, lors d’une cérémonie présidée par Dr Sandra Ablamba Johnson, Ministre, Secrétaire Général de la Présidence du Conseil, Gouverneur de la Banque mondiale pour le Togo. Ceci en présence de plusieurs personnalités au rang desquelles, Mme Martine Moni Sankaredja, Ministre des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance, Arthur Lilas Trimua, ministre délégué chargé de la Promotion des investissements et de la souveraineté économique, Tony Verheijen, Représentant Résident du Groupe de la Banque mondiale, de Mme Coumba Sow, Coordonnatrice Résidente du Système des nations Unies au Togo, notamment.
En effet, le document présente l’évaluation actualisée des cadres juridiques et institutionnels relatifs aux droits économiques des femmes dans 190 économies à travers le monde.

Selon ce rapport, le Togo avec un score de 79,33/100, se hisse au second rang au plan africain, pour le pilier des cadres juridiques. Il a été devancé par l’Île Maurice (82,3/100) et se place juste devant la Côte d’Ivoire et le Cap Vert.
Dans son discours de circonstance, Dr Sandra Ablamba Johnson, s’est félicitée de la performance du pays en matière des droits économiques des femmes. Elle souligne que ce classement confirme la solidité du cadre juridique togolais en matière d’égalité économique et positionne le Togo parmi les économies africaines les plus avancées dans la promotion des droits économiques des femmes.
« Le premier facteur est la volonté politique affirmée au plus haut niveau, celle du Président du Conseil, qui a fait de l’égalité du genre, une de ses priorités. En outre, il faut souligner qu’une structure dédiée a été mise en place avec la définition d’un plan d’actions clair et détaillé. Ces résultats ne doivent pas nous amener à rester dans l’autosatisfaction. Nous devons poursuivre la dynamique des réformes », a-t-elle précisé.

Hommage à la vision du Président du conseil
Selon les explications de la Gouverneure de la Banque mondiale, également Secrétaire Général de la Présidence du Conseil, la Banque mondiale a rendu hommage au Président du Conseil pour sa vision en matière de promotion des droits de la femme, mais aussi « pour son leadership dans la conduite de la mise en œuvre des réformes et son engagement indéfectible à faire des femmes Togolaises des actrices à part entière de la vie économique, politique et sociale de notre pays ».
La Ministre et Secrétaire Générale de la Présidence du conseil a tenu à remercier les acteurs de développement et les partenaires techniques et financiers, en particulier le Groupe de la Banque mondiale pour son appui constant dans la mise en œuvre des réformes et des actions de développement économique et social.
Pour sa part, le Représentant Résident du Groupe de la Banque Mondiale, Tony Verheijen, a salué le positionnement du Togo qui traduit le fruit d’un travail législatif soutenu et courageux. « Le groupe de la Banque mondiale reste résolu aux côtés du Togo. Nous félicitons le gouvernement togolais pour les progrès accomplis, et nous invitons l’ensemble des acteurs à travailler ensemble pour que chaque femme togolaise puisse bénéficier, dans sa vie quotidienne, des droits que la loi lui reconnaît déjà », a-t-il soutenu.
…Des innovation pour l’édition 2026 dudit rapport
L’édition 2026 de ce rapport introduit une innovation majeure. En plus des lois en vigueur (égalité formelle consacrée par la loi), le rapport évalue également les cadres de soutien (politiques publiques et institutions facilitant l’application des droits), et les perceptions d’application (effectivité réelle des droits dans la pratique).

Le Togo enregistre ainsi des performances particulièrement élevées dans plusieurs domaines, avec un score juridique parfait (100/100) en matière de rémunération, de mariage, d’actifs et de pension, traduisant un haut niveau d’égalité formelle. Le pays surperforme également la moyenne régionale d’Afrique subsaharienne dans les domaines de la parentalité, de l’entrepreneuriat.
En outre, le Togo se distingue comme l’une des rares économies africaines garantissant par la loi des modalités de travail flexibles, une avancée majeure qui favorise un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée pour les femmes. En matière de mobilité, le cadre juridique est favorable (75/100) et l’effectivité des droits est jugée satisfaisante (68,75/100).
Notons que le Togo figure parmi les rares économies africaines permettant aux salariés de solliciter des modalités de travail flexibles, contribuant ainsi à une meilleure inclusion économique.
Et cette performance est à mettre à l’actif de l’exécutif togolais qui, sous leadership du Président du conseil, a initié des réformes structurantes engagées ces dernières années notamment dans les domaines de l’emploi et de l’entrepreneuriat, y compris des initiatives liées à la garde d’enfants. La révision du Code des personnes et de la famille, Code de sécurité sociale, du code pénal et du code du travail, conduisant à une amélioration significative du score, etc. ne sont pas du reste.

De telles avancées, souligne ledit rapport, sont directement corrélées à une augmentation de la participation des femmes au marché du travail et à une croissance économique plus inclusive. Cela, il faut le souligner, traduit la volonté constante du Gouvernement de renforcer le cadre normatif et institutionnel en faveur de l’égalité économique de genre.
JPB
E-mail : maciteinfo@gmail.com; bawela1@gmail.com
Pour vos annonces, (publi)reportages, etc., joignez-nous au (00228)91515309/79872224
www.macite.tg, L’information, la bonne !
