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Chaque année, des milliers de migrants, dont des enfants, principalement originaires d’Éthiopie et de Somalie, entreprennent un voyage périlleux, via Djibouti, vers le Yémen, dans l’espoir d’atteindre les pays du Golfe, à la recherche de sécurité et d’emplois.

Pour l’Organisation internationale pour les migrations, les mouvements de migrants ont fortement augmenté au cours du premier semestre 2025, malgré le nombre important de décès et de disparitions – le long de la dangereuse route de l’Est, reliant cette partie de la Corne de l’Afrique à la péninsule arabique.

C’est à Djibouti, dans le désert d’Obock, que le plus grand nombre de victimes a été constaté, en raison de la chaleur extrême et des débarquements forcés.

De nombreuses femmes et jeunes filles figurent au nombre de ceux qui tentent ce périlleux voyage.

L’OIM rappelle, dans son rapport, un incident tragique, au cours duquel plus de 60 migrants se sont noyé lorsqu’un bateau transportant environ 157 personnes a chaviré au large des côtes du Yémen, par mauvais temps.

Des migrants bloqués au Yémen

Les autorités éthiopiennes, pour leur part, ont averti à plusieurs reprises que l’immigration clandestine et la traite des êtres humains détruisaient des vies, tout en constituant une menace croissante pour la sécurité nationale.

Parmi ceux qui réussissent la traversée, beaucoup se retrouvent bloqués au Yémen, pays le plus pauvre de la péninsule arabique, en proie à une guerre civile depuis près de dix ans, où ils tentent de survivre dans des conditions difficiles.

La route de l’Est qui traverse Djibouti, en direction du Yémen, a vu le nombre de décès passer de 558 en 2024 à 922 en 2025, selon l’OIM.

Un échec mondial selon l’OIM

De façon générale, l’OIM indique que près de 8.000 migrants sont morts ou sont portés disparus sur les routes migratoires, en 2025. Les traversées maritimes demeurant les plus meurtrières.

Selon l’organisation, 2.108 personnes sont mortes ou portées disparues en Méditerranée et 1 047 sur la route Atlantique entre l’Afrique de l’Ouest et les Canaries.

Faute d’informations sur 1.500 disparus supplémentaires, l’OIM estime que le bilan réel est probablement plus élevé.

Entre le début de l’année 2026 et le 24 février, l’OIM dit avoir recensé déjà 606 morts en Méditerranée. Les arrivées en Italie ont chuté de 61 %, tandis que les signalements de disparus se multiplient.

La directrice générale de l’OIM, Amy Pope, estime que la persistance de ces décès constitue un échec mondial. Elle appelle à élargir les voies légales, à démanteler les réseaux de passeurs et à renforcer les moyens de collecte de données.

Elle insiste aussi sur une responsabilité internationale qui exige une volonté politique forte et des mesures centrées sur la protection.

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