Pour mieux encadrer la commercialisation mais aussi et surtout la transformation locale de la noix de cajou, l’exécutif togolais vient de prendre une série de mesures, qui modifient certaines dispositions de la règlementation antérieure, d’ailleurs en vigueur depuis 2008. Il est désormais imposé aux exportateurs et producteurs un quota (le tiers au moins) destiné aux unités de productions nationales, avant toute importation.
C’est par un arrêté interministériel que les nouvelles dispositions ont été communiquées à l’opinion et au monde du secteurs agricoles, notamment de la filière noix de cajou.

En effet, il est désormais imposé à tout acheteur agréé, ainsi que toute structure ou coopérative de producteurs de livrer, au moins un tiers du volume de noix de cajou collecté ou acheté, aux unités de transformation établies sur le territoire national, ceci avant toute cession aux exportateurs. La livraison de ce quota devrait être traçable, notamment par un quitus ou un bordereau délivré par les unités de transformation.
Aussi, les nouvelles dispositions précisent qu’il faut disposer d’un agrément délivré par le Comité de coordination de la filière anacarde, afin d’acheter ou d’exporter des noix de cajou.
Ainsi, tout manquement à cette disposition entraînerait d’abord, la saisie de la cargaison destinée à l’exportation, ou pire, l’exclusion de toute opération de vente aux exportateurs, pendant la campagne en cours, sauf en cas d’impossibilité dûment constatée.

Notons que l’arrêté précise que « la mainlevée sur la cargaison n’interviendra que si l’exportateur se conforme aux dispositions ».
L’ambition du gouvernement est de renforcer l’activité des unités de transformation au plan local, mais aussi et surtout de créer de nouvelles opportunités d’emploi tout en augmentant les revenus des producteurs.
Mabé B.
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