Les mesures barrières apparues avec la pandémie à coronavirus, la covid19 a contraint les communautés à de nouvelles modes de vie. Cette pandémie qui a mis en évidence une certaine transversalité entre différents secteurs a, sur plan sanitaire, mis en exergue la mise en œuvre des mesures barrières, dont certaines continuent de faire leur preuve. Ceci même dans les communautés vulnérables.
Ce constat a été fait au centre de santé de Bouladè, dans la préfecture d’Assoli, où désormais, les cas de maladies diarrhéiques, de gastro-entérites, etc. bref des ‘’maladies des mains sales’’, ont drastiquement reculés, ceci grâce aux efforts conjugués du gouvernement togolais et de ses partenaires dont l’UNICEF.
Bouladè, petite bourgade de la préfecture d’Assoli, située à quelque 15 kilomètres de la ville de Kara (au nord du pays), a une population de plus de 5.000 habitants, selon les chiffres de 2025 avancés par les autorités locales.
Selon le responsable de la formation sanitaire (RFS) de ladite localité, Awesso Egbarè Essohouna, Infirmier diplômé d’Etat, le centre de santé de Bouladè a bénéficié, depuis deux ans déjà, des services de Prévention et de contrôle des infections (PCI) dans les communautés.
Notons que ces services de PCI, initiés par l’exécutif togolaise, en collaboration avec ses partenaires, notamment l’Agence américaine pour le développement intégral (USAID) et l’UNICEF, ont consisté à l’installation des infrastructures adéquats, notamment les dispositifs de lavage de mains (DLM) dans 25 centres de santé des régions de la Kara, des Savanes et de la Centrale.

A Bouladè, notamment, ces services ont eu un impact positif sur la santé des populations locales. « Ce dispositif de lave-main a contribué pour beaucoup. Il contribué à renforcer les mesures barrières même après la covid19. Ceci a eu pour conséquence la réduction drastique des maladies diarrhéiques et des cas de gastro-entérites », a expliqué Awesso Egbarè Essohouna, responsable de la formation sanitaire (RFS) de Bouladè.
Le point focal du projet Eau, hygiène assainissement (WASH/PCI) au district d’Assoli, Pignadi Solim, Ingénieur Eau et Assainissement, a soutenu que les services de PCI étaient salutaires dans les différentes communautés du district sanitaire d’Assoli.
« Sur les deux années qui viennent de s’écoulées, nous avons eu différentes réalisations dans le domaine de la PCI, grâce au soutien des partenaires dont l’UNICEF. Nous avons par exemple des dons pour la construction du dispositif de lave-mains, que voici, qui est très important dans le dispositif de prévention des maladies infectieuses. Nous avons aussi reçu des dons, notamment le chlore, les pulvérisateurs, du savon, les cache-nez, les gants pour les pratiques de la PCI, … ceci nous a tellement soulagé parce que les formations sanitaires n’ont pas assez de moyens pour s’acquérir tout le matériel dont elles ont besoin pour les pratiques de PCI. Il ne faut surtout pas oublier la construction des sanitaires, réalisée toujours dans le cadre de ces dons. Ces dons viennent donc à point nommé pour nous permettre d’éviter la transmission croisée des maladies en milieu hospitalier », a-t-il expliqué.

Outre ce dispositif de lave-mains, le centre de santé a bénéficié, en plus de la formation des agents de santé, de plusieurs autres dons, notamment des masques chirurgicaux, des gants en Latex, des gants de ménage, des savons liquide, des pulvérisateurs manuel (de 16 litres et ceux d’1litre).
JPB
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