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Un rapport parlementaire français estime à près de 2 milliards d’euros par an le coût de l’accord migratoire signé en 1968 entre Paris et Alger. Un texte qui, depuis un demi-siècle, sert surtout les intérêts d’un régime algérien opportuniste, prompt à dénoncer la France tout en profitant de ses largesses.

C’est un document explosif que la commission des Finances de l’Assemblée nationale a examiné. Signé par Charles Rodwell et Mathieu Lefèvre, le rapport chiffre à près de 2 milliards d’euros par an les pertes subies par la France du fait d’un traité que seuls les dirigeants algériens continuent à brandir comme un symbole de “coopération historique”.

En réalité, l’accord de 1968 n’est plus qu’un anachronisme : une relique diplomatique qui accorde aux Algériens un statut privilégié en matière de séjour, d’emploi et de regroupement familial, sans aucune réciprocité.

Pour Alger, ce texte est un héritage commode. Il permet à un pouvoir autoritaire, replié sur lui-même, d’alimenter le mythe d’un lien “privilégié” avec la France tout en fustigeant le “néocolonialisme” occidental. Cette duplicité permanente est devenue la marque de fabrique du régime : tendre la main pour les avantages, lever le poing pour les caméras.

Un régime qui vit du passé

Depuis 1968, l’accord franco-algérien offre aux ressortissants d’Algérie des conditions d’installation en France nettement plus souples que celles accordées à d’autres nationalités. Titre de séjour de dix ans, obtenu au bout de trois ans, procédures simplifiées pour les professions libérales, régularisations facilitées : un arsenal de dérogations que les rapporteurs qualifient désormais d’“injustifiables”.

Le plus ironique reste que ce traitement préférentiel est dénoncé… par ceux-là mêmes qui en bénéficient politiquement à Alger. Le président Abdelmadjid Tebboune, dans une énième posture de déni, a récemment qualifié l’accord de “coquille vide”. Un cynisme spectaculaire pour un régime qui, depuis des décennies, s’appuie sur l’émigration massive de ses jeunes pour apaiser la pression sociale intérieure tout en accusant la France de “pillage des cerveaux”.

Paris se lasse de payer la facture

Le rapport Rodwell-Lefèvre ne se limite pas à un diagnostic économique : il met aussi en cause une anomalie juridique qui mine la cohérence du droit français. Pourquoi un Algérien aurait-il plus de droits qu’un Sénégalais ou un Marocain vivant dans les mêmes conditions ?

La réponse est simple : parce que l’État français a, pendant trop longtemps, fermé les yeux pour ménager un régime instable, oscillant entre chantage mémoriel et victimisation permanente.

Les députés estiment désormais que ce régime d’exception doit être revu ou supprimé, quitte à provoquer l’ire d’Alger. La patience française atteint sa limite.

L’Algérie, otage de son propre système

Pendant que Paris débat, Alger joue la surenchère. En septembre, le pouvoir a suspendu l’exemption de visa pour les diplomates français, en représailles à la réévaluation unilatérale de l’accord. Un geste purement symbolique, mais révélateur d’une diplomatie qui préfère la gesticulation à la responsabilité.

Sous la surface, le problème est ailleurs : un régime incapable d’offrir à ses citoyens des perspectives économiques décentes, préférant exporter sa misère sociale plutôt que de la traiter. L’accord de 1968 n’a pas enrichi le peuple algérien ; il a seulement offert au pouvoir une soupape pour contenir les frustrations, pendant qu’il verrouille la presse, truque les élections et muselle la société civile.

La fin d’une hypocrisie

L’exception algérienne en France touche à sa fin. Ce que le rapport Rodwell-Lefèvre met à nu, c’est moins un texte désuet qu’un système de dépendance politique entretenu par le régime d’Alger. La France ne veut plus payer pour un pouvoir qui vit du ressentiment et de la nostalgie.

Derrière les postures et les menaces, une vérité s’impose : le régime algérien ne survit que grâce aux privilèges qu’il dénonce. Le jour où ces privilèges disparaîtront, il devra enfin affronter son propre peuple sans le paravent commode de la France.

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