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Le premier Forum régional des Organisations de la société civile sur l’éducation de la jeune fille et l’autonomisation de la femme s’est achevé la semaine dernière à Lomé, par la visite des stands, illustrant les programmes et projets financés par la Banque mondiale au Togo à savoir : le Projet d’autonomisation des femmes et le dividende démographique en Afrique subsaharienne (SWEED+), les Centres d’excellence à impact (CEA-Impact) de l’Université de Lomé (CERSA, CERViDA et CERME), du Projet d’amélioration de la qualité et de l’équité de l’éducation de base au Togo (PAQEEB), du Programme de gestion du littoral ouest-africain (WACA), du Programme de renforcement de la résilience alimentaire ainsi que le projet Filets sociaux de base (FSB) et le Fonds national de la finance inclusive (FNFI).

En cette occasion, Sandra Ablamba Johnson, Ministre, Secrétaire général de la Présidence de la République, s’est félicitée de la convergence de vue entre le Togo et la Banque mondiale, pour accélérer les actions, en vue de l’égalité des genres et mettre fin à la pauvreté extrême. En effet, le Groupe de la Banque mondiale a adopté une nouvelle stratégie (pour les années 2024 à 2030) qui vise à mettre fin aux violences basées sur le genre, augmenter et favoriser les possibilités économiques, et encourager le leadership féminin.

En ce qui concerne le Togo, Sandra Ablamba Johnson a indiqué que le pays a toujours placé l’humain au cœur de sa politique de développement. Pour elle, les performances enregistrées ne sont pas le fruit du hasard. Elles s’inscrivent dans une vision claire, des performances louables, qui sont en droite ligne avec la politique d’inclusion économique et sociale du chef de l’Etat, Faure Essozimna Gnassingbé, visant à garantir une éducation de qualité, promouvoir l’entrepreneuriat féminin et assurer un développement fondé sur nos réalités et nos valeurs culturelles.

« Le progrès d’un pays se mesure à la place qu’il accorde à ses femmes et à ses filles. Car éduquer une fille, c’est bâtir une nation », a-t-elle déclaré. Elle a fait remarquer que l’excellence éducative togolaise a été une référence qui doit se perpétuer davantage.

« L’éducation reste la clé d’un développement durable et inclusif. Nous devons la bâtir sur nos valeurs, nos réalités et nos ambitions afin de garantir un avenir où chaque jeune fille, chaque femme peut rêver apprendre, entreprendre et réussir sans entrave », a ajouté l’officielle togolaise.

Cela a été relevé par le Premier ministre, Victoire Tomégah-Dogbé, à la cérémonie d’ouverture. Dans le domaine de l’accès à l’éducation, le taux net de scolarisation des filles au primaire est passé de 93,4% en 2015 à 98,5% en 2024, avec une parité fille/garçon de 1,01, montrant que les filles sont scolarisées dans les mêmes proportions que les garçons. Dans l’enseignement secondaire, le taux net de scolarisation est passé de 40,08% en 2015 à 57,48% en 2024.

Le taux d’achèvement au primaire pour les filles est passé de 83,3% en 2015 à 95,7 en 2024 et au collège, de 33,7% en 2015 à 59,3% en 2024. À ces avancées, s’ajoute la promotion de l’excellence pour les jeunes avec le Programme présidentiel d’excellence (PPE) et celui dédié exclusivement aux jeunes femmes, le Programme d’excellence pour les femmes en Afrique (PEFA).

Sandra Johnson a indiqué que le gouvernement ne ménagera aucun effort pour poursuivre et intensifier les réformes en faveur de l’autonomisation des femmes et pour faire du Togo un pays où chaque femme, chaque jeune fille peut rêver, entreprendre et réussir sans entrave. Elle a réaffirmé l’engagement du gouvernement à multiplier les initiatives idoines en vue d’assurer un accès équitable aux ressources, renforcer l’éducation des filles et promouvoir une participation accrue des femmes à la prise de décision dans tous les domaines. Elle a prié la société civile togolaise, la vraie, dont l’engagement aux côtés des pouvoirs publics est essentiel pour pérenniser et renforcer les réformes durables, de continuer à jouer son rôle fondamental de force de proposition et de moteur du changement.

Selon la Banque mondiale, 40 % des jeunes femmes de 15 à 24 ans ne sont ni scolarisées, ni qualifiées pour des emplois décents en Afrique de l’Ouest et du Centre. En ce qui concerne les adolescentes, 45 % de celles âgées de 12 à 18 ans, soit 16 millions de filles, sont déscolarisées, certaines étant mariées précocement. Des chiffres qui démontrent qu’il y a encore du chemin à faire pour les gouvernements de l’espace visé.

La nouvelle Stratégie de la Banque mondiale 2024-2030 donne ainsi la priorité à trois objectifs stratégiques : mettre fin aux violences basées sur le genre et renforcer le capital humain, augmenter et favoriser les possibilités économiques, et mobiliser les femmes en tant que leaders. La Stratégie reconnaît qu’il est essentiel d’investir dans les femmes et les filles tout en tenant compte des désavantages auxquels sont confrontés les hommes et les garçons et des vulnérabilités résultant de l’intersection du genre avec la pauvreté, l’appartenance ethnique, le handicap et d’autres caractéristiques.

Madame Marie-Chantal Uwanyiligira, Directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Togo, a réaffirmé l’engagement de son institution à pérenniser ses actions pour faire de la fille et de la femme, de véritables actrices de développement sur le continent.

(In LE MEDIUM n°642 du 0’ au 10 Mars 2025)

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