Le projet de loi de finances, exercice 2025, entame depuis, hier samedi 06 décembre, un tournant crucial. Le président de l’Assemblée nationale, Sevon-Tépé Kodjo Adédzé, a, en effet lancé les travaux en commission de l’étude de ce budget.
Pierre angulaire de la gestion budgétaire, le projet de loi de finance, exercice 2025, est passée en étude en commission de l’Assemblée nationale.
Cet exercice, qui permet à la Représentation nationale de veiller à une allocation optimale des ressources ans l’optique de répondre aux besoins des populations et financer les projets de développement du Togo, se veut un instrument principal de mise en œuvre de la politique gouvernementale. Au rang des priorités, figurent en bonne place, notamment l’élargissement de l’assiette fiscale, le maintien des dépenses sociales, la préservation de la paix et de la sécurité.

A l’ouverture des travaux, le président de l’Assemblée nationale, Sevon-Tépé Kodjo Adédzé, a rappelé la responsabilité de la Représentation, celle d’accompagner l’exécutif dans la mise en œuvre de sa politique à travers l’instrument privilégié, le budget notamment.
« Conscient de cette noble responsabilité, je voudrais nous inviter à ne pas perdre de vue l’objectif qui, à mon avis, peut et doit d’ailleurs retenir notre attention tout au long de l’étude du présent projet de loi de finances : poursuivre l’assainissement de nos finances publiques à travers la recherche d’un juste équilibre entre la réduction du déficit en dessous de la norme communautaire et la préservation des dépenses sociales dans un environnement économique international marqué par des incertitudes et un marché financier mondial en perpétuelle surchauffe (…) », a expliqué le président de l’Assemblée.
« L’économie mondiale subit un ralentissement, mais la situation régionale connait un raffermissement de la croissance et la situation nationale se porte encore mieux, signe que les réformes entreprises par le Gouvernement sous l’impulsion de Son Excellence Monsieur Faure Essozimna Gnassingbé, Président de la République, sont très porteuses et méritent d’être fermement soutenus », a-t-il ajouté, avant de reconnaitre que « dans le cadre du programme au titre de la Facilité Elargie de Crédit avec le Fmi, le Togo doit faire des efforts supplémentaires pour stabiliser son déficit budgétaire à 3% en 2025. Il en ressort que nous devons veiller à ce que le Gouvernement redouble de rigueur dans la gestion des finances publiques ».

Tout en appelant les députés à « veiller à un juste équilibre entre la réduction du déficit et la préservation des dépenses sociales, essentielles dans un contexte de forte pression sur les finances publiques », le président de la commission des Finances et du développement économique, Mawussi Djossou Semondji, a invité ses collègues à travailler d’arrache-pied pour que la loi de finances passe avant la fin de l’année.
Le ministre de l’Economie et des finances, Essowè Georges Barcola, a, pour sa part, relevé sa satisfaction par rapport à la nouvelle dynamique en cours au sein de l’hémicycle, avant de mettre en exergue les motifs qui sous-tendent le projet de loi de finances, exercice 2025, ainsi que les grandes lignes de cet outil important.

Notons que le projet de loi de finances, exercice 2025, est projeté à quelque 2.394, 2 milliards de francs Cfa en ressources et charges. Environ 49,7% de ce budget sont consacrés au volet social contre 48% en 2024, avec un accent particulier sur les défis sécuritaires.
JPB avec Cellule Com AN
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