Exit ! Pourrait-on être tenté de dire face au tollé orchestré autour de cette affaire qualifiée ‘’d’agression’’ survenue dimanche dernier au siège de la Cdpa, à Lomé. Et pourtant, connaissant l’homme, et après avoir pris connaissance de certains détails de cette affaire, on ne peut rester que sans voix.
Dimanche 29 septembre dernier, une manifestation, non autorisée, organisée au siège de la Cdpa s’est achevée en queue de poisson avec des lots de victimes : hommes politiques et journalistes étaient passés à tabacs, et des dégâts matériels importants.
La Police nationale et l’autorité judiciaire se saisissent du dossier
Dans un communiqué rendu public lundi 30 septembre dernier, la Police nationale, tout en relevant que les faits se sont déroulés lors d’une rencontre « privée », au siège de la Cdpa, a d’abord déploré les incidents survenus, avant de relever certaines défaillances constatées dans l’organisation de ladite réunion.
« La Police nationale déplore les incidents malheureux et inadmissibles qui se sont produits dans les locaux de la Cdpa à l’occasion d’une réunion, dont la sécurité incombait, de fait, aux organisateurs exclusivement, ceux-ci n’ayant pas jugé utile de saisir les autorités compétentes pour bénéficier d’éventuelles mesures de sécurité, ni alerté promptement celles-ci lorsque des intrusions et des débordements auraient été constatés », lit-on dans ledit communiqué.

Toutefois, les autorités policières, en collaboration avec l’autorité judiciaire, disent avoir ouvert une enquête pour « faire toute la lumière sur les actes qui se sont produits, notamment en élucidant leurs circonstances et en identifiant leurs auteurs afin qu’ils en répondent ».
Pour voir également clair dans cette affaire, la Commission nationale des droits de l’homme (Cndh) s’en mêle également.
Les précisions du Parlement de la Cedeao…
Réagissant à l’agression du député sénégalais Guy Marius Sagna, la 2ème Vice-présidente du Bureau du Parlement de la Cedeao, la député Adjaratou Traoré, tout en regrettant cette agression, a tout de même souligné la nécessité pour les députés communautaires de « respecter rigoureusement les lois nationales lors qu’ils participent à des activités en dehors du cadre officiels ».
« Nous devons veiller à ce que nos actions demeurent conformes aux législations locales afin de préserver l’intégrité de notre institution », a-t-elle indiqué, avant d’ajouter que les actions des députés communautaires « doivent refléter les valeurs de la Cedeao tout en respectant les lois de chaque Etat membre ».
Dans la foulée, le Bureau du parlement communautaire a lâché des précisions de taille. En effet, le Bureau indique, sur cette affaire, qu’en réalité, « aucune demande officielle n’avait été soumise pour l’organisation d’une manifestation publique, ni d’autorisation délivrée ».
Et de surcroît, le Parlement qui aurait été informé, par le gouvernement togolais, d’une quelconque activité que « prévoyait d’organiser le député Guy Marius Sagna avec des membres de l’opposition togolaise et des syndicats », avait invité le député, lors d’une rencontre, à surseoir à cette rencontre. Cette proposition été simplement balayée du revers de la main par le député. Et la suite, tout le monde la connait.

L’homme…et ses prétentions
Se réclamant panafricaniste à chaque occasion, et porté en triomphe par une frange de la jeunesse sénégalaise et une certaine classe politique, notamment togolaise, le député du Patef (parti dissout au Sénégal sous l’ère Macky Sall, puis ressuscité avec l’avènement au pouvoir du leader de ce ‘’pseudo parti’’), Guy Marius Sagna, également membre du parlement de la Cedeao, puisque c’est de luis qu’il s’agit, a cru bon saisir l’occasion de sa présence en terre togolaise, dans le cadre des travaux de la 3ème session extraordinaire du parlement de l’institution sous régionale à Lomé, pour poursuivre son agenda caché.
Avant toute chose, il faut avoir le courage de dénoncer cet état de fait, cette force brutale contre un être humain, de surcroît un député, qui a une immunité parlementaire, en plus d’être un Africain.
Mais cela ne devrait pas faire baisser le rideau sur certains détails qu’il faille souligner ici et maintenant. En effet, qu’il nous en souvienne que le même député avait fait feu de tout bois pour s’attirer les regards vers sa personne lors de la prise de fonction de la Togolaise Ibrahima Mémounatou comme nouvel occupant de la présidence du parlement de l’institution sous régionale. Que n’avait-il pas débité sur le Togo et le pouvoir de Lomé ? …
Ainsi, lorsqu’il était question de tenir une session dans la capitale togolaise, le député sénégalais a trouvé l’occasion rêvée pour, comme on le dit dans certains milieux, ‘’finir le job’’ et même ‘’vitrifier Lomé’’ qui refuserait de se mettre à la mode, comme l’avait souhaité la jeunesse sénégalaise, il y peu de temps…

Au demeurant, cet incident malheureux suscite indignation et moult interrogations. D’abord, pourquoi le député sénégalais se comportait-il en ‘’super-député’’ en foulant aux pieds les lois, notamment nationales ? A qui profiterait cette violence sur un député qui, à première vue, semble bien ficelée ? Quel agenda caché voulait remplir le député Sagna, en voulant coûte que coûte tenir cet engagement de ‘’choucrouter’’ avec ceux qu’on sait ?… Autant d’interrogations dont les résultats de l’enquête, d’ailleurs en cours, permettront d’élucider assurément.
MC
E-mail : maciteinfo@gmail.com; bawela1@gmail.com
Pour vos annonces, (publi)reportages, etc., joignez-nous au (00228)91515309/79872224 www.macite.tg, L’information, la bonne !
