Le Comité de coordination pour les filières café et cacao (Ccfcc) du Togo se penche sur le revenu vital prospère du producteur dans le secteur café. Un atelier technique sur le sujet a été organisé à Lomé la semaine dernière, en partenariat avec l’Organisation interafricaine du café (Oiac).
En effet, une étude sur le revenu vital pour les zones rurales du Togo, axé sur les ménages producteurs de café de la préfecture de Wawa (Badou, Zogbégan et Kougnohou), dont le café domine la majeure partie des terres agricoles, avec un rendement moyen d’environ 560 kg par hectare, a été faite et a indiqué que le revenu de référence pour le Togo rural en avril 2023 est de 247,621 Fcfa (411 Usd) par mois, alors que le salaire vital brut pour un travailleur à temps plein est de 164,026 Fcfa (272 Usd). Cinq facteurs ont été pris en charge : la taille de la ferme ; le rendement ; le prix ; le coût de production et la diversification. Il y a problème !

Car le revenu vital est un revenu minimum permettant aux familles de vivre décemment. Cela permet de financer les besoins alimentaires, les services essentiels, entre autres, l’éducation, la santé, l’habillement ou encore un loyer ou un prêt pour financer l’achat d’un logement, et les frais (supplémentaires) imprévus. Dans ce revenu, les coûts alimentaires représentent la catégorie de dépenses la plus élevée (53%), suivis des coûts non alimentaires, hors logement (33%), des frais de logement (9%) et des marges pour événements imprévus (5%).
Les rencontre de Lomé visaient donc à définir une stratégie nationale et régionale pour réduire l’écart entre le revenu actuel du producteur et le revenu vital prospère. Il s’était agi d’approfondir les connaissances des acteurs nationaux, régionaux et internationaux sur le concept de revenu vital et de mettre en place une stratégie pour réduire l’écart entre le revenu vital et le revenu actuel des producteurs. Il est également question de rechercher l’alignement entre les origines africaines sur les principaux défis et solutions dans la filière café.

Anselme Gouthon, le secrétaire général de la Ccfcc a indiqué que les producteurs constituent le maillon fondamental de la chaine de valeurs de tout produit agricole. A ce titre, leur bien-être demeure une préoccupation majeure pour les gouvernants et les techniciens. « Nous sommes certains que les compétences travailleront en synergie pour aboutir à des stratégies susceptibles de nous amener à réduire significativement l’écart entre le revenu actuel et le revenu vital et à évoluer vers le revenu prospère du producteur de café », a-t-il dit.
Pour cela, il faut faciliter l’accès à la terre, avec une récupération des terres inutilisées ; améliorer la productivité des plantations ; rechercher de meilleurs prix en améliorant la qualité des produits ; réduire les coûts de production en utilisant des intrants ; promouvoir la diversification.

Selon le Comité de coordination pour les filières café et cacao (Ccfcc), les études de référence sur le revenu vital sont conçues pour aider les gouvernements des pays producteurs de café cibles à mieux identifier les stratégies et les activités les plus efficaces pour améliorer la durabilité de leur secteur du café ; elles constituent une étape essentielle pour parvenir à un avenir durable et prospère pour les producteurs de café et le secteur dans son ensemble.
(In LE MEDIUM n°615 du 23 au 29 Juillet 2024)
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