L’opposition Togolaise et les organisations de la société civile ont fait montre, dimanche 30 juin dernier, d’un manque d’élégance politique. Même si cette manifestation contre la nouvelle constitution portait en elle-même les germes de son échec, vu non seulement le renfort médiatique qui a entouré l’organisation de cet événement, mais aussi la tactique de mobilisation de jeunes mineurs, pour gonfler les rangs des manifestations, pose un énorme souci d’éthique politique.
En effet, dimanche 30 juin dernier à Akassimé, à Lomé, alors que l’on peinait à retrouver la foule des grands jours, les organisateurs de cette manifestation de l’opposition ont vite de faire appel aux mineurs pour gonfler leurs rangs.

Une stratégique, qui de facto, prouve le manque d’engouement et d’arguments convaincants de la part de l’opposition, est une preuve de l’irresponsabilité politique de l’opposition togolaise. Pourquoi faire appel aux mineurs pour une cause que les adultes savent perdue d’avance ?
En effet, comment comprendre que des leaders de l’opposition fassent volte-face contre une loi qui, dans un premier temps, a été votée par l’Assemblée nationale (par deux fois), puis promulguée par le Président de la République après que des consultations nationales aient été faites, face l’objet d’un rejet de la part l’opposition ? Et pourtant, ces mêmes opposants ont contribué au débat national, suscité par l’adoption, en première lecture, de ce projet de loi.
On comprend ainsi aisément, soulignent certains analystes de la scène politique togolaise, que cette présente démarche de l’opposition ne se présenterait pas si l’opposition avait fait bonne figure lors des dernières joutes électorales.

Heureusement que la vague bleue qui a douché les espoirs de l’opposition togolaise, n’a pas laissé d’autres choix aux leaders et antidémocrates que de se masturber l’esprit à la recherche d’une bouée de sauvetage dans ce naufrage électoral collectif de l’opposition.
Le comble, c’est que ces leaders ne tirent jamais leçons de leurs erreurs, et préfèrent s’enliser davantage, notamment en refusant de siéger à l’Assemblée nationale pour les quelques rares élus.
Cette incohérence politique n’a malheureusement pas contaminé toute la bande, car dame Adjamagbo Brigitte ayant refusé de servir de béquilles à ces idées tordues.

Une chose est certaine. Ces gesticulations des leaders de l’opposition, qui provoquent d’ailleurs une profonde indignation, n’empêcheront pas la mise sur pied des institutions telles que prévue par la loi, dans le cadre de la Vème République.
La Rédaction
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