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Les biens classés au patrimoine mondial et la nécessité de leur gestion fructueuse tiennent à cœur les autorités togolaises en charge du secteur culturel. Ainsi, du 13 au 15 mars dernier, un atelier de formation a réuni à la salle de réunion de l’Ires-Rdec à Lomé, les acteurs en charge du patrimoine culturel et points focaux de la Convention de 2003 autour des méthodes de rédaction de rapports périodiques, et celles de sauvegarde et de valorisation de ces acquis, témoins de notre histoire.

Organisée par le ministère de la Culture et du tourisme, avec l’appui financier de l’Unesco via le bureau régional d’Abuja, cette session de renforcement de capacités des acteurs culturels et personnel de la direction du patrimoine culturel, a été présidée par le ministre de la Culture et du tourisme, Dr Gnényo Lamadokou.

Durant trois jours, les participants à cette formation (seize au total), ont été outillés sur plusieurs thématiques à savoir : la Convention de 2003 : les buts de la convention ; la définition du patrimoine culturel immatériel et ses domaines ; les mécanismes de sauvegarde ; les organes de la Convention ; le fonds du patrimoine culturel immatériel ; les obligations des Etats parties.

D’autres communications telles que le : rôle des communautés ; rôle des points focaux nationaux ; élément inscrit sur les Listes, cas du Genre oral guèlède, et les Rapports périodiques, ont permis de renforcer davantage les connaissances des acteurs culturels présents à la rencontre.

Cette partie théorique a été accompagnée de phase pratique avec le remplissage de formulaire, notamment sa présentation générale ; les éléments pour le renseigner ; et sur comment collecter les éléments/informations pour renseigner le formulaire ?

Notons que cette formation assurée par un duo d’expert, notamment Dr Kodjo Nougbolo, membre du réseau des facilitateurs de la Convention de 2003, et le Directeur du patrimoine culturel, Adama Ayikoué.

Pour rappel, c’est depuis 2008 que Togo a inscrit, sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité, le Guèlèdé, un patrimoine oral qui se caractérise par ses masques sculptés, ses danses et ses chants en langue yoruba véhiculant l’histoire et les mythes du peuple Yoruba-nago. En décembre 2023, un second élément, notamment La Maïeutique (connaissances, savoir-faire et pratiques) a été inscrit sur cette Liste. Il s’agit là des pratiques des sagefemmes, qui accompagnent et soutiennent les femmes enceintes et leurs familles avant, pendant et après l’accouchement.

La Convention de 2003 de l’Unesco, fait partie d’un lot de six Conventions de l’institution onusienne régissant les composantes catégorielles majeures du patrimoine culturel. L’article 29 de cette Convention stipule que les États parties doivent soumettre au Comité des rapports sur les dispositions législatives, réglementaires ou autres, prises pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel présent sur leurs territoires. Et ces rapports son examinés (conformément à l’article 7 de ladite Convention) et un résumé est fait à l’attention de l’Assemblée générale. Ainsi, ces rapports périodiques permettent donc aux États parties d’évaluer leur mise en œuvre de la Convention et leurs capacités de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel.

JPB

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