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Le Togo marque de plus en plus ses empruntes sur le continent africain en matière de résolutions des crises sociopolitiques et de recherche de solutions pacifiques. Après le feuilleton Ivoiro-malien qui a eu un dénouement pacifique grâce à l’intervention du Chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé, revoilà le numéro 1 togolais dans un autre dossier qui, des mois durant, a retenu l’attention de la communauté africaine et internationale.

La crise nigérienne, c’est bien la patate chaude qui était à deux doigts embraser la sous-région ouest africaine avec l’entrée en scène du ‘’bras armé’’ de la Cedeao qui a failli mettre le feu aux poudres. N’eut été la clairvoyance diplomatique de certains pays, dont le Togo, l’Afrique de l’Ouest aurait connu un nouveau conflit armé.

Très actif sur le dossier nigérien jusqu’à la décrispation de la tension, notamment entre Niamey, le QG de la Cedeao et même Paris, le Togo est maintenant appelé à la rescousse du nouveau pouvoir de Niamey qui veut désormais s’ouvrir sur le plan international après avoir longtemps fermé toutes ses frontières.

Ce désir a été exprimer hier lundi 06 novembre, lors d’un entretien accordé à Lomé par le Chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé, à une délégation d’officiels nigériens, conduite par le ministre d’Etat et de la défense, le Général de Corps d’Armée Salifou Mody. Le Général Salifou Mody avait à ses côtés, le ministre de la Jeunesse et des sports, le Colonel Major Abdourahamane Amadou, et du Haut Commandant de la Garde nationale, Ahmed Sidian.

Pour la délégation nigérienne, cette mission diplomatique pour porter ses fruits, sera dirigée par un Groupe de soutien à la Transition (Gst-Niger) en gestation. Placé sous l’égide de l’Alliance politique africaine (Apa), un cadre de coopération renforcée lancé en mai dernier à Lomé, le Gst-Niger sera co-présidé par le Niger et le Togo, et devra œuvrer à la facilitation du dialogue entre le Gouvernement de transition et la Communauté internationale, sans oublier la fourniture d’un appui adapté à la situation du pays.

Un autre sujet, non moins important, a été également abordé par les deux délégations. Les autorités de la transition au Niger ont désigné le pays de Faure Gnassingbé, aux cotés des Etats-Unis d’Amériques, comme garants du retrait des troupes françaises du sol nigérien. Ceci même si l’Elisée a déjà entamé depuis le mois dernier, le désengagement de ses troupes qui doit s’achever avant la fin de l’année en cours.

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Selon le Chef de la diplomatie togolaise, qui s’est exprimée à l’issue de l’audience, toutes ces sollicitations sont pour Lomé une manière d’œuvrer pour la paix, l’harmonie et la stabilité sur le continent, notamment en Afrique de l’Ouest. « Dans la situation particulière de votre pays, le Togo comprend et veut vous aider pour qu’enfin, il y ait la paix, l’harmonie et la stabilité (…) Aider le Niger, selon le président Faure, c’est aider la Cedeao, et c’est aider la région, sinon, c’est toute la région qui va s’ébranler », a indiqué le ministre Robert Dussey.

JPB

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