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«Personne, aucun secteur ne sera laissé de côté !», a promis le président Faure Gnassingbé, dans le cadre de l’exécution de sa politique de développement intégral du Togo. Pour conforter la position du secteur privé dans l’environnement favorable créé par le gouvernement, une Journée nationale de partenariat public-privé (Jn-Ppp) aura lieu dans les tous prochains jours à Lomé.

L’exécutif togolais se prépare activement à travers le Comité de concertation État -secteur privé, à organiser le 5 septembre prochain à Lomé, la première édition de la Journée nationale de partenariat public-privé (Jn-Ppp). Cette initiative gouvernementale va réunir les représentants de l’État togolais, les organisations patronales et consulaires (Cnp, Aget, Cci) et l’ensemble des opérateurs économiques.

En effet le secteur privé togolais, en croissance depuis plusieurs années, contribue efficacement au Produit intérieur brut (Pib) du pays. Afin d’accompagner ce secteur, le gouvernement, à travers sa Feuille de route 2020-2025, a mis en place diverses mesures d’accompagnement pour créer un environnement propice aux entreprises privées. C’est donc dans l’optique de faire connaitre davantage ces réformes, qu’il a été instauré une Jn-Ppp autour du thème : « Secteur Privé, moteur de la transformation structurelle de l’économie nationale ».

Cette rencontre qui réunira outre les représentants des organisations patronales et consulaires, l’ensemble des opérateurs économiques installés au Togo, sera un cadre d’échanges, d’une part, entre les membres du gouvernement et les principales administrations publiques, et d’autre part, le monde de l’entreprise au sens large.

Une occasion pour l’exécutif de présenter au secteur privé les principales réalisations et réformes entreprises depuis plusieurs années. Les entreprises privées constituent le moteur de l’économie nationale et sont un important pourvoyeur d’emplois.

Les échanges seront consacrés à la Feuille de route gouvernementale 20-25 et aux réformes engagées pour améliorer le climat des affaires. In fine, cette Journée doit devenir un évènement de référence du dialogue public-privé et le rendez-vous incontournable entre le monde de l’entreprise et les décideurs politiques du Togo.

Cet événement, organisé avec le concours de la Coopération allemande, vise à renforcer la confiance mutuelle entre l’Etat et le Secteur privé pour un développement socio-économique inclusif de notre pays.

En 2022, le Pib du Togo a augmenté de 5,3%, dont 2,3% attribuable au secteur privé. Il est diversifié et comprend une gamme de secteurs variée, notamment l’agriculture, le commerce, les services et l’industrie manufacturière. Un certain nombre de mesures d’accompagnement ont été mis en place par le gouvernement, à l’image de l’ouverture d’un guichet unique pour les investisseurs, la simplification des procédures administratives et la promotion des exportations. Ce dispositif a contribué à créer un environnement plus favorable aux entreprises privées.

L’entraide entre l’État et le Secteur privé est très forte

Le secteur privé occupe une place stratégique dans l’économie togolaise. Le développement national ne saurait être résilient ni profitable à tous sans sa contribution. C’est une réalité qui n’est pas balayée du revers de la main par les autorités en charge de la gestion du pays. Par conséquent, elles mettent les moyens à la disposition des acteurs et créent pour eux les conditions favorables à leur existence.

Le secteur privé a été un acteur important de la réussite du Plan national de développement (Pnd 2018-2022). Pour la mise en œuvre de ce programme quinquennal, il a été appelé à contribuer à 65% des 4.622 milliards de Fcfa nécessaires au financement du Plan. C’est bien une preuve de l’importance du secteur privé aux yeux du gouvernement.

Hausse des dividendes

On peut définir les dividendes comme des sommes versées à titre de revenus par une entreprise à ses actionnaires. Au Togo, l’État a enregistré une augmentation des dividendes en 2022. C’est la première hausse depuis 2018.

En réalité les dividendes issus des participations financières de l’État ont connu une hausse de 6% en 2022. Ils ont atteint 15,5 milliards de francs CFA contre 14,6 milliards de francs en 2021. Quelques années plus tôt, c’était 27 milliards de francs qui ont régressé au fil du temps.

Signe positif

Faut-il le rappeler, les dividendes représentent une part importante des recettes non fiscales de l’État, soit environ 26% en 2022 contre 25% en 2021. Avec ce nouveau rebond, l’espoir renaît chez tous les acteurs impliqués. Bien que la loi de finances prévoyait des dividendes à 19,75 milliards de francs, cette hausse de 6% n’est tout de même pas à déprécier.

Maintenant, il incombe aux pouvoirs publics d’établir une stratégie efficace pour capitaliser sur ces participations financières et atteindre les objectifs de dividendes en 2023 qui sont fixés à 21,8 milliards de francs CFA.

Meilleure collaboration entre État et Secteur privé

Le ministère de l’Économie et des finances a précisé que l’État détient des participations (totales, majoritaires ou alors minoritaires) dans 55 entreprises dont la Lonato, la Ceet, le Port autonome de Lomé (Pal), l’Utb, la Snpt, Sotral, Togo Invest, les hôtels Sarakawa, Kara, etc.

Conformément à sa politique ambitieuse, le gouvernement cède une partie de ses actifs au secteur privé pour augmenter leur rentabilité, optimiser l’efficacité du secteur en question dans la gestion et l’exploitation de ces entreprises.

Daniel A. (In CHRONIQUE DE LA SEMAINE n°700 du 31 août 2023)

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