Depuis hier lundi 28 août, la Police nationale est passée d’un cran dans la mise œuvre de la mesure visant obligation de port de casque passager des engins à deux ou trois roues, sur l’ensemble du territoire. Désormais, le défaut de port de casque est sanctionné.
Dans le but de réduire drastiquement le nombre de décès et de dommages physiques causés lors des accidents impliquant les engins à deux ou trois roues, l’exécutif togolais a annoncé, depuis janvier 2022, la mesure d’obligation de port de casque passager.

Après la sensibilisation, place désormais à la sanction, soulignent les autorités en charge de la sécurité. Ainsi, depuis hier lundi 28 août dernier, « tous les contrevenants seront débarqués et leurs engins saisis. Les engins attendront sur place jusqu’en fin d’après-midi, avant qu’ils ne soient récupérés. Ceux qui ne viendront pas, retrouveront leurs engins en fourrière. Quant aux passagers, ils mettront une à deux heures à attendre, pour être sensibilisés par groupe, avant d’être autorisés à partir », a expliqué le Directeur général de la Police, le Col Yaovi Okpaoul.
Si dans la plupart des villes du pays, la mesure semble être observée avec la mobilisation des forces de l’ordre, l’on observe des résistances dans d’autres villes, notamment Kara et Sokodé dans le septentrion.
Selon les sources concordantes, les conducteurs des engins sus visés, notamment les taxis-motos, opposent une fin de non-recevoir arguant que les passagers, faute de moyens pour se procurer des casques personnels, refusent de porter les casques (communs) que leur présentent les conducteurs pour, disent-ils « éviter des maladies et d’autres désagréments». Ces conducteurs sont logiquement rappelés à l’ordre par les agents des forces de l’ordre mobilisés et postés aux feux tricolores, ce qui créé des tensions.
Hier lundi à Sokodé, les conducteurs de taxi-moto se sont mobilisés, devant la Poste de la ville, pour faire front et empêcher les agents des forces de l’ordre mobilisés de faire respecter ladite mesure.

C’est le même son de cloche à Kara où la tension était également à son comble, depuis hier lundi 28 août. La nationale numéro 1, au carrefour Tomdè, a même été bloquée dans ce bras de fer entre force de l’ordre et conducteurs de taxi-moto. Des vidéos font déjà le tour des réseaux sociaux, montrant cette opposition entre force de l’ordre et conducteurs de taxi-motos qui n’entendent pas se plier à cette mesure.
En attendant que les plus hautes autorités trouvent une formule pour calmer les uns et les autres, il est du devoir des citoyens d’œuvrer au respect du code de la route et des instructions qui vont avec. La vie est sacrée, nous devons la préserver, de même que le climat de paix social.
Nous y reviendrons !!!
La Rédaction
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