Réunis ce jeudi 10 août à Abuja, au Nigeria, pour le 52è sommet extraordinaire de l’organisation sous régionale, les dirigeants ouest-africains maintiennent la pression sur les militaires au pouvoir à Niamey. Au terme de cette rencontre, la Cedeao a ordonné l’activation immédiate de sa force d’intervention, au lendemain de l’expiration de la menace de l’intervention militaire et face au refus de Niamey de rétablir l’ordre constitutionnel, donc le rétablissement du président « otage » Mohamed Bazoum dans ses droits.
Depuis le 26 juillet, des miliaires ont pris le pouvoir à Niamey faisant prisonnier, le président Mohamed Bazoum. Deux semaines après ce coup d’Etat dénoncé par la communauté internationale, l’organisation sous régionale, la Cedeao, avait mis en branle un chapelet de sanctions visant à étouffer les militaires au pouvoir, et agité l’épouvantail d’une intervention militaire pour rétablir le président « otage » Bazoum au pouvoir.

A Abuja ce jeudi, les chefs d’Etat de la Cedeao avait à cœur de concilier les positions des uns et des autres afin d’une issue pacifique et concertée. Au sortir de cette rencontre, l’organisation ouest-africaine a décidé d’activer et ordonner le déploiement de la force en attente de la Cedeao, tout en maintenant le dialogue avec Niamey.
Ainsi, le Comité des chefs des armées devra activer, sans délai, les forces en attente de la Cédéao et « ordonner leur déploiement en vue de restaurer l’ordre démocratique au Niger».

Cette démarche dont les précisions restent encore à éclaircir, devra néanmoins être approuvée par l’Union africaine, et le soutien des partenaires dont les Nations-Unies, est à recueillir afin de son opérationnalisation.
Notons que l’option de la résolution pacifique de cette crise reste encore d’actualité car, l’organisation a réitéré son engagement à restaurer l’ordre constitutionnel dans la paix. Mais les négociations avec les militaires ont depuis le 26 juillet échoué.
Comme pour montrer sa détermination et sa résilience face aux multiples sanctions et menaces de la Cedeao, la junte dirigée par le Général Tchiania, a nommé un nouveau gouvernement de 20 membres (dont quatre femmes), dirigé par l’ancien ministre de l’économie, Ali Mahaman Lamine Zeine, nommé lui le lundi 7 août dernier.

Selon des analystes, la Cedeao devrait arrêter d’être un club des chefs d’États pour être en vérité une Cedeao des peuples. Et pour preuve, depuis la survenue de cette crise au Niger, la Commission parlementaire de la Cedeao n’aurait pas été associée dans la prise de décisions de la Conférence des Chefs d’État et de gouvernement, alors que d’autres pays, comme le Tchad, ont connu la même aventure des militaires au pouvoir avec effusion de sang, sans pour autant que la Cedeao ait levé le petit doigt.
La Rédaction
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