Depuis le début du mois de juillet, les prix du carburant à la pompe montent en flèche avec une hausse de 14 centimes au litre pour le gazole, et 11 centimes de plus pour le sans plomb 95. Des augmentations importantes pour les Français qui subissent les conséquences de multiples facteurs mondiaux.
Sur la route des vacances, le budget énergétique des Français s’alourdit un peu plus : après un printemps d’accalmie, les prix du carburant à la pompe repartent à la hausse, conséquence des tensions sur le marché international de l’or noir. Après l’augmentation de 10% du tarif réglementé de l’électricité depuis le 1er août, les Français font face à des prix à la pompe qui n’avaient plus été vus depuis avril.

Dans cette station-service d’Issy-les-Moulineaux, aux portes de Paris, les prix du carburant ont atteint le plafond fixé par Total: 1€99 le litre de gazole, de même pour le sans plomb 95. Pour Michel, chauffeur-livreur, la hausse se ressent fortement : « On est quatre chauffeurs-livreurs chez nous, donc c’est difficile. Il y a bien 15 euros par camion en plus. Sachant qu’on fait entre un et deux pleins d’essence par semaine par camion en plus. On l’a payé beaucoup plus cher que ça à l’époque où il y a eu l’inflation mais ça n’arrête pas l’activité pour autant. »
En cette période estivale, de nombreux vacanciers ont été impactés par le prix à la pompe, et certains d’entre eux, comme Dominique, ont pu constater la différence avec nos voisins européens: « Ça reste un coût très important et là, il est à quasiment deux euros. Heureusement, je suis allé faire le plein en Espagne où c’est un petit peu moins cher. J’ai payé 1,65€ le litre. Il y a quand même une grosse différence, ça a une influence sur le portefeuille. » L’écart entre les différents pays européens s’explique par des différences de taxation.
Une « hausse purement technique »
Le syndicat de la profession se défend de tirer profit de la forte demande estivale pour augmenter les prix. « Les départs en vacances n’ont que peu d’influence sur le prix du carburant », a affirmé René Jean Souquet-Grumey, vice-président de la branche stations-service et énergies nouvelles au syndicat Mobilians, interrogé mardi sur Europe 1. « Chez le pompiste de base, la petite station de campagne ou la petite station de ville indépendante, les marges nettes sont actuellement de l’ordre 1 ou 2 centimes par litre », a-t-il fait valoir.
Pour l’organisation patronale, il s’agit d’une « hausse purement technique », liées à des causes « multifactorielles », entre un « produit brut plus cher », un euro « plus faible par rapport au dollar » – la monnaie d’échange de l’or noir -, et une demande mondiale « assez soutenue ».
Les cours du pétrole atteignent des niveaux élevés
Sur les marchés, les cours du pétrole sont proches des niveaux les plus élevés atteints depuis trois mois. Neuf pays de l’Opep+ dont Ryad et Moscou, les deux poids lourds du groupe, ont instauré depuis mai des baisses volontaires de production pour un total de 1,6 million de barils quotidiens jusqu’à 2024 afin de soutenir les cours.

En juin, l’Arabie saoudite a annoncé une réduction volontaire supplémentaire de production d’un million de barils par jour pour juillet, qu’elle a prolongée deux fois, pour août et désormais aussi pour septembre. Dans son sillage, la Russie a, elle aussi, déclaré réduire ses exportations de brut de 500 000 barils par jour en août, et de 300 000 en septembre.
Les cours du pétrole restent toutefois encore loin de leur niveau moyen de 2022 quand ils avaient franchi la barre symbolique des 100 dollars, après le début de la guerre en Ukraine. Entre mi-juin et début juillet 2022, les prix du diesel, tout comme ceux du SP-95 et SP95-E10 avaient alors dépassé les 2 euros le litre en France.
Avec AFP
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