Le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères a porté plainte contre l’avocat d’Ousmane Sonko, Juan Branco. La plainte a été déposée auprès du procureur français de la République. Selon Europe 1, le gouvernement français reproche à Juan Banco d’avoir mis en danger des fonctionnaires français vivant au Sénégal durant les manifestations au Sénégal suite à la condamnation d’Ousmane Sonko. Outre cette plainte, l’avocat de Sonko devrait faire face à une autre plainte d’une ex employée de son cabinet…
Selon Europe 1, dans deux tweets publiés les 11 et 13 juin, l’avocat Juan Branco a arbitrairement dénoncé une implication de deux coopérants français dans les violences au Sénégal, qu’il a qualifié de crimes contre l’humanité.
Également, à la suite des répressions des manifestations contre l’incarcération de Ousmane Sonko, Juan Branco avait annoncé porter plainte pour crime contre l’humanité contre ces deux coopérants français. Il a ensuite communiqué les données personnelles de l’un d’entre eux, comme son numéro de téléphone ou son matricule, et cite le nom de cinq autres agents.

Sur Twitter, Juan Branco n’a pas tardé à réagir suite à cette plainte le visant. « Les masques tombent. La France porte plainte contre moi. Mon pays. Mon peuple. Ma patrie. Pourquoi ? Pour avoir révélé la commission de crimes contre l’humanité. Tandis que ceux-ci sont commis sans jamais être dénoncés, ceux qui les exposent sont harcelés et persécutés. Les faits que nous avons révélés ont montré l’implication d’agents français dans l’organisation et l’exécution de la répression mise en œuvre par le régime de Macky Sall contre des manifestants démocratiques, ayant fait 60 morts, ainsi que des milliers de détenus et blessés.
Ce sont des crimes contre l’humanité, passibles de poursuites devant la Cour pénale internationale et devant les juridictions françaises. Ils sont imprescriptibles. Le Quai d’Orsay ne les a jamais dénoncés. Nous ne céderons à aucune intimidation. Pour qu’ailleurs l’on puisse continuer à se dire: oui, il y a en France, encore, des êtres qui ont du courage, des valeurs, un rapport à l’honneur, à l’intégrité, et à la dignité. Pour que notre pays ne puisse être humilié, et encore une fois, rabaissé parce que certains êtres auront décidé de le souiller.
Maintiens rekk. Nous sommes des frères. Seule la lutte libère », a publié Juan Branco.
Dans la foulée, une ancienne employée du cabinet de Branco, qui porte plainte contre ce dernier au pénal et aux prud’hommes. Cette décision fait suite à une plainte déposée par M. Branco contre elle pour « chantage », qui a finalement été classée sans suite.
Eva Lecomte accuse Juan Branco de mauvais traitements au travail et de lui avoir imposé des tâches inappropriées. Selon Eva Lecompte, l’avocat parisien a refusé de lui fournir un contrat de travail écrit.

Au départ, ses tâches étaient principalement activées sur plusieurs tâches, comme le traitement et le suivi des dossiers en cours, la gestion de la vie administrative au cabinet, le soutien à Me Branco dans ses démarches, etc. Mais, elle est passée à la vitesse supérieure à travers des tâches qui excèdent largement ce cadre. « Elle doit gérer une bonne partie de la vie comptable et financière du cabinet, notamment en lien avec la banque ou des experts mandatés, traiter des séquences médiatiques avec l’Agence France-Presse, assurer (par deux fois) des rendez-vous clients alors qu’elle n’est ni avocate ni même juriste. Le tout dépassant largement le volume des 35 heures de travail fixées, sans jamais se voir payer d’heures supplémentaires », révèle ‘’Libération’’ qui a mené une enquête à ce sujet.
« J’étais tellement noyée par les tâches à réaliser et les injonctions que je n’avais jamais de pauses déjeuner. Mes soirées, mes nuits et mes week-ends étaient également régulièrement impactés, sans jamais de reconnaissances ni de remerciements », a déclaré la plaignante.
Avec SeneNews
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