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La procédure, à l’image de la LFR 2026, divise le gouvernement et la commission des Finances et du Contrôle budgétaire, dirigée par Pastef.  L’examen du projet de loi de finances initiale 2027 divise le gouvernement et la majorité à l’Assemblée nationale. Le gouvernement accuse le parti Pastef d’obstruction de la procédure. Ce que rejette ce dernier.

L’examen du projet de loi de finances initiale 2027 est secoué par une polémique. La procédure, à l’image de la LFR 2026, divise le gouvernement et la commission des Finances et du Contrôle budgétaire, dirigée par Pastef. Dans un communiqué, le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan accuse le président de ladite commission d’une « manœuvre d’obstruction ». Dans sa note, Cheikh Diba informe que, par lettre n° 41/Ans/Cfcb du 3 novembre 2026, adressée au ministre, le président de la commission des Finances et du Contrôle budgétaire a demandé le retrait du PLFI 2027 transmis à l’Assemblée nationale par décret présidentiel.

Il estime que le rejet de la LFR 2026 remet en cause les hypothèses de référence du budget 2027 et demande une version révisée du budget fondée sur la LFI 2026. « Paradoxalement, le 4 novembre, le même Président a convoqué la commission pour le 5 novembre 2026 à 9 h afin d’engager l’examen du budget 2027. Tout d’abord, il convient de souligner que l’article 46 de la loi organique n° 2025-11 du 18 août 2025 portant Règlement intérieur de l’Assemblée nationale prévoit la convocation des commissions au moins quarante-huit heures avant leur réunion, sauf exceptions liées notamment à l’urgence ou à certains amendements », dit-il.

Selon lui, le rejet du PLFR n’emporte pas, par lui-même, le retrait de la LFI de l’année suivante. À titre d’illustration, l’Assemblée a adopté la LFI de l’année 2026 le 13 décembre 2025, avant la deuxième LFR 2025, adoptée le 30 décembre 2025. Le ministère considère que cette succession d’initiatives s’apparente à des « manœuvres d’obstruction » dont l’objectif serait notamment de compromettre l’assainissement des finances publiques, la relance économique, l’apurement des arriérés de paiement, le soutien de l’État aux populations les plus vulnérables et le respect de certains engagements pris vis-à-vis des syndicats de travailleurs dans le cadre du Pacte de stabilité sociale pour une croissance inclusive et durable.

Pour sa part, le président de la commission des Finances et du Contrôle budgétaire affirme que cette controverse est née du rejet, le mardi 3 novembre 2026, du PLFR 2026 par l’Assemblée. À la suite de cela, soutient Alphonse Mané Sambou, il a saisi le ministre pour lui suggérer le retrait du PLFI 2027. Une démarche, précise-t-il, qui relève d’un « souci de dialogue institutionnel dans le but de faciliter l’adoption du texte ».

D’après lui, le problème réside dans les bases macroéconomiques et budgétaires du projet de budget 2027, et les prévisions en matière de recettes, de dépenses, de déficit et de besoins de financement reposeraient sur les hypothèses et les chiffres du PLFR 2026, pourtant rejeté par les députés.

Pour lui, ces données ne sont plus en adéquation avec l’ordonnancement juridique. Ce qui, estime-t-il, relève d’un paradoxe consistant à « élaborer un PLFI 2027 en prenant comme base de référence un projet de loi de finances rectificative de l’année précédente (PLFR 2026) alors que l’Assemblée nationale ne s’était pas encore prononcée sur cette dernière ».

Il indique, par la même occasion, que la demande de retrait est facultative et que l’Assemblée nationale demeure tenue d’examiner le projet de loi de finances dans un délai de 60 jours suivant son dépôt, conformément à l’article 68 de la Constitution.

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