La lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) franchit une étape décisive. Le mardi 3 novembre, deux nouvelles maisons de transit ont été officiellement inaugurées à Dapaong, offrant ainsi un refuge sécurisé et un accompagnement complet aux femmes et aux filles victimes de violences, notamment dans la région des Savanes.
Ces centres d’accueil ont été inaugurés par la ministre des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance, Mme Martine Moni Sankaredja, en présence du Gouverneur de la région des Savanes, El Hadj Affoh Atcha-Dédji, et de la représentante résidente de l’UNFPA au Togo, Elise Kakam.
Réalisées à l’initiative du Réseau des Femmes pour le Développement (REFED), avec le soutien financier et technique de l’UNFPA et de l’association TogoVerein, ces infrastructures répondent à un besoin urgent de protection dans la région.

Les deux maisons de transit proposent plusieurs services essentiels, notamment l’hébergement temporaire pour mettre à l’abri les victimes en situation d’urgence, mais aussi la prise en charge psychologique et sociale afin d’aider les femmes et les filles à surmonter les traumatismes subis. Elles vont servir également de cadre où les victimes des VGB pourront se préparer à la réinsertion et à l’autonomisation, pour une reconstruction sur le long terme.
« Ces réalisations représentent une vision : celle d’une société où chaque victime peut trouver protection, écoute, accompagnement et espoir », a souligné la ministre Martine Moni Sankaredja lors de son discours d’inauguration.
En plus des logements d’urgence, le site du REFED s’enrichit de deux autres ouvrages clé, à savoir un bloc administratif, destiné à la gestion quotidienne, à la coordination des équipes et au suivi des dossiers d’accompagnement ; et un forage d’eau, essentiel pour garantir un accès à l’eau potable et maintenir des conditions d’hygiène décentes pour les résidentes.
Notons que ce dispositif global vient renforcer significativement la capacité d’accueil mais aussi la qualité des soins apportés aux personnes vulnérables dans le nord du Togo.

Pour rappel, l’ouverture de ces espaces de transit, s’inscrit dans le prolongement des efforts législatifs déployés par le Togo pour combattre les violences faites aux femmes et aux enfants. Dans ce sens, le pays s’appuie sur plusieurs textes juridiques fondamentaux tels que le Code des personnes et de la famille : garantissant la protection des droits au sein du foyer ; le Code de l’enfant : veillant à la sécurité et à l’épanouissement des mineurs ; et la loi portant protection des apprenants contre les violences à caractère sexuel : renforçant la sécurité dans le milieu scolaire et éducatif.
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