Malgré sa huitième place sur les 13 pays, dans le classement du site d’information Sika Finance relatif aux niveaux du salaire minimum dans les pays de l’Uemoa et de la Cemac, le Togo réalise néanmoins un meilleur score en termes de Salaires minimum interprofessionnel garanti (Smig).
Pour ce qui concerne uniquement la zone Uemoa, le Togo se trouve, à la 3ème position, avec un Smig de 52.500 francs CFA, après la Côte d’Ivoire (75.000 francs CFA) et le Sénégal (64.233 francs CFA). C’est dire à demi-mot que les efforts d’amélioration du niveau de vie des populations se retrouvent ainsi reconnus sur le plan international.

Le Togo vient de loin…
Depuis 2012, le Smig était plafonné à 35.000 francs CFA. Une décennie après, à la faveur de son relèvement le 1er janvier 2023, le Smig est passé à 52.500 francs.
Ce relèvement est le fruit d’un accord entre le gouvernement et ses partenaires sociaux, notamment les centrales syndicales et organisations professionnelles des employeurs, selon une annonce faite par le Conseil national du patronat togolais le 30 décembre 2022.
Le nouveau défi de l’exécutif est désormais de s’assurer de l’effectivité de la prise en compte de cette augmentation, surtout au niveau du secteur informel.
Au-delà de l’ambition de promouvoir la création d’emplois, c’est dans une perspective globale de lutte contre l’extrême pauvreté que s’inscrit le gouvernement. Ainsi, l’un des 03 axes de la feuille de route 2020-2025 entend « dynamiser la création d’emplois en s’appuyant sur les forces de l’économie ».
La Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA) avec plus de 3.000 emplois créés depuis son lancement en 2021 jusqu’à fin 2022, constitue également d’une des matérialisations de cette vision d’un Togo paisible, moderne avec une croissance économique inclusive et durable.

Un avenir prometteur
Outre l’augmentation significative du Smig (50%), d’autres mesures sociales ont été prises par le gouvernement comme l’augmentation de la valeur indiciaire des salaires dans le secteur public. Cette politique de promotion progressive d’une prospérité partagée a notamment valu au pays une nette réduction du niveau de pauvreté (61,7% en 2006 contre 45,5% en 2018).
L’exemple de la PIA devrait se pérenniser avec une meilleure exploitation de l’ensemble de ses sites qui devrait booster le nombre d’emplois à quelques 35.000. De quoi contribuer une fois de plus à l’amélioration du niveau de vie des Togolais.
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